17 octobre 2007
Finding Kate
Court Métrage
Réalisation et Scénario : Katherine Brooks
Distribution : Erin Kelly, Jessica Lancaster
Année de production : 2004
Mon avis : à voir
Kate est une ado de 17 ans. Elle se rend à une fête de mariage avec son petit ami, Jess; lorsqu'elle y retrouve avec surprise sa
cousine, Victoria.
Cette dernière est bien plus agée. Mariée, elle a tout lâché pour partir voyager en mer, et vient juste de revenir. Dès que Kate l'apperçoit, son attitude change. Les deux jeunes femmes s'observent durant toute la soirée, puis finissent par se retrouver seules sur une terrasse. Elles discutent, se tournent autour. Victoria arrive à convaincre sa cousine d'abandonner son copain pour la soirée et d'aller se baigner avec elle. Les deux filles s'embrassent.
Le lendemain matin, Kate se réveille dans un grand lit, elle s'apperçoit qu'elle est seule et ça la peine. Victoria n'a laissé qu'une lettre. Alors, pour faire le deuil de son chagrin, répond à la lettre et jette une bouteille à la mer.
Un court métrage de douze minutes seulement, et pourtant il retient notre attention. Déjà car il est toute en simplicité : il n'en fait pas des montagnes, il ne brode pas dans le dramatique. Il raconte une soirée normale où deux jeunes filles cèdent à leurs passions, et le lendemain les choses ont repris leur cours ordinaire. La simplicité (et presque la banalité) du fait le rend touchant, il n'est raconté avec aucune emphase mal placée ou lourde.
Réalisé avant Loving Annabelle, il est dans la même veine, sauf que cette fois il traite d'un amour entre cousins. Et c'est là le noeud du film : ces deux femmes sont liées par des rapports de parenté étroits, ce qui pourrait poser problème pour tout esprit quelque peu conservateur ou traditionnel, mais Brooks arrive à nous faire oublier cet élément qui devient presque un détail insignifiant. Comme elle le fera plus tard pour Loving Anabelle, la réalisatrice arrive à nous faire considérer autrement un concept qu'on aurait pu trouver génant s'il avait été présenté autrement. Mais ici tout à l'air si simple et naturel, qu'on est automatiquement charmés.
Les actrices ont un jeu acceptable. Je ne dirais pas que c'est de la grande interprétation mais elles jouent sobrement et tout en retenue, ce qui donne très bien au final.
En bref, un court métrage simple, sans prétentions, qui aborde avec délicatesse et naturel un sujet pourtant complexe (le fait que ces deux filles soient en fait parentes); ce qui fait qu'on est transportés tout au long du film, mais qu'au final on reste perplexe. Un court métrage de douze minutes qui nous fait encore réfléchir une heure après...
31 juillet 2007
Kissing Jessica Stein...
- De Charles Herman-Wurmfeld
- Avec Jennifer Westfeld, Heather Juergensen, Scott Cohen
- 2002
- Genre : Comédie Romantique
- Mon avis : Mitigé
Jessica Stein est une artiste peintre reconverti dans le journalisme bas de gamme. Jeune et séduisante, elle a tout pour plaire, mais le célibat lui pèse. Elle n'arrive pas à trouver l'homme idéal malgré ses rendez-vous à la chaîne, tous plus désastreux les uns des autres. Un jour, elle tombe sur une petite annonce alléchante dans un journal...le seul problème : c'est écrit "femme cherche femme". Jess hésite, puis finit par y répondre mais le regrette aussitôt. Pourtant son rendez-vous avec la jeune femme, Helen, se passe plutôt bien et se termine par un baiser qui laisse la journaliste totalement troublée. Les deux jeunes femmes se revoient et discutent donc de la possibilité d'une relation plus sérieuse et continue. Mais la tâche n'est pas aisée : Jessica est nerveuse, névrosée et totalement trouillarde de l'aspect inconnu de sa liaison. De plus, elle n'ose pas en parler à ses proches et Helen commence à en avoir marre de rester cachée. Jessica doit faire face à ses nevroses et peurs, et considérer la possibilité que son grand amour soit non pas un homme comme elle l'avait toujours imaginé mais peut-être bel et bien une femme...
Que dire...tout au long du film je n'ai pas su où me placer. Mon opinion évoluait et changeait à mesure que
l'intrigue avançait. Au début sceptique...Le film se veut drôle et décalé, et l'annonce dès le début, avec une musique jazzy digne des comédies du genre qui en sont friandes. Le personnage de Jessica est également classique de ce genre, pleine de névroses et d'angoisses bidons, ce qui donne lieu à des scènes décalées en permanence au rythme d'un soap et à un ton très léger. Il me faut donc un peu de temps pour m'habituer à ce genre qui n'est pas toujours ma tasse de thé. Une fois le temps d'adaptation passé, le film s'avère en effet agréable. Les héroïnes aux caractères diamétralement opposés sont parfois drôles, et plus l'histoire avance plus on s'attache à ce rythme pèpère à la Bridget Jones lesbien. Bien qu'il ne soit pas vraiment militant, on a quand même le droit à quelques jolies scènes, dont le coming-out de Jessica à sa mère qui était assez émouvant.
Seul bémol, et plutot gros même : le film aurait dû s'achever une demi heure avant sa fin réelle. Car après avoir vu le dénouement, je n'ai pas pu m'empecher d'avoir le sentiment qu'on nous avait pris pour des idiots. Qu'on nous dise qu'il s'agit d'une comédie avant tout et que le dénouement léger colle avec le côté Ally Mcbeal du film, on ne peut s'empêcher de se sentir frustré et surtout énervé. A quoi bon faire un film qui commençerait comme le début, et surtout en faisant croire au spectateur qu'il est en train de suivre une réelle intrigue en dévellopement.
Mon avis est donc qu'il s'agit d'une comédie rafraichissante et décalée, qui se veut plus humoristique que romantique; les actrices ne sont pas exceptionnelles mais suffisamment neutres et sobres pour bien s'en sortir (notez qu'elles sont aussi co-scénaristes du film), c'est donc agréable à regarder (une fois mais sûrement pas deux) mais il faudrait appuyer sur STOP sur la télécommande du dvd vingt minutes avant la fin...
28 mars 2007
Loving Annabelle
- De Katherine Brooks
- Avec Erin Kelly, Diane Gaidry, Ilene Graff
- 2006
- Genre: Romance
- Mon avis: Touchant et captivant
Annabelle est une jeune adolescente marginale et rebelle. Virée à deux reprises de son lycée, elle est placée de force par ses parents dans une pension catholique pour jeunes filles. Elle partage sa chambre avec trois autres ados en crise et se lie d'amitié avec Kat, une fille impulsive envoyée en pension pour calmer ses problèmes de toxicomanie.
Mais Annabelle a du mal à se plier au réglement sévère de l'établissement, et se plait à défier les règles établies.
Elle rencontre Simone Bradley, son nouveau professeur; femme qu'une quarantaine d'années engagée avec son fiancé. Alors que tout les sépare, Annabelle se sent attirée par cette femme et met tout en oeuvre pour se rapprocher d'elle. Mais Simone résiste: elles évoluent dans un contexte ou les relations homosexuelles seraient très mal tolérées, et de plus, la différence d'âge l'effraie. Car le fait qu' Annabelle se montre très entreprenante, mature et expérimentée, elle n'en reste pas moins mineure et de ce fait, leur lien est illégal.
Alors que Simone cède petit à petit au charme de son élève et que leur complicité et leur tendresse se renforcent, Kat se révolte contre Annabelle et risque de mettre en danger les deux femmes...
Un film très touchant, qui nous tient en haleine. Le spectateur est transporté par le charme du film, qui avance doucement, sans précipiter les choses afin de leur laisser une touche de poèsie. Les actrices se débrouillent bien
, leur jeu est juste et tout en retenue, et on est subjuguée par la beauté et le charisme d'Erin Kelly (Annabelle), sublime à chaque scène. Mais outre l'aspect séduisant du film, il soulève aussi de nombreuses questions qui laissent perplexe longtemps après l'avoir visionné: Est ce qu'une relation consentante entre un adulte et un adolescent presque majeur peut-être considérée comme illégale? Ou commence et ou s'arrête la maturité sexuelle? Ces deux jeunes femmes se seraient elles aimées si elles n'avaient pas eu autour d'elles tous ces facteurs d'interdits? Aurait elle eu ces risques et dangers s'il s'agissait d'un couple hétéro. Comment oublier le passé?Autant de questions auquel le film ne répond pas, ou pas totalement. Il montre, c'est tout. Et il émeut. Elle nous fait explorer le début d'un lien, d'une rencontre amoureuse encore fébrile.
Loving Annabelle est une belle histoire, touchante et lente, séduisante et envoutante, sur fond de morale dérangeante. En effet, on en oubli presque qu'Annabelle n'est encore qu'une mineure. Serait elle alors encore enfant ou jeune femme? Qu'est ce qui le délimite? Sa maturité et son expérience, sa carte d'identité ou le contexte dans lequel elle évolue? Le film traite aussi de la vie claustrophobique dans laquelle s'est enfermée Simone, et comment ses propres interdits se superposent à ceux de la société et de son milieue pour l'empêcher de succomber à ses désirs. On s'attache aux personnages, on prend parti pour eux et on tombe avec eux. La réalisation ne prend pas de parti pris spécifique et le montage est plutôt neutre: tout est fait pour le faire oublié et nous faire plonger dans la réalité du film.
Ce dernier a fait beaucoup parlé de lui aux USA et est largement inspiré du film Mädchen in Uniform.On
pourrait seulement lui reprocher quelques clichés résidant dans certains personnages telles que les colocataires d'Annabelle, déchirées entre la jeune prude naïve et la dévergondée qui fait des crasses. Mais ces petits travers sont vite pardonnés tant le film emporte. A voir...et revoir...Jamais un film lesbien n'a été aussi poétique...
20 octobre 2006
Ce que je sais d'elle...D'un simple regard
- de Rodrigo Garcia
Avec Glenn Close, Cameron Diaz, Calista Flockhart, Valeria Golino...
Genre: Drame romantique
2000 - Récompenses: Prix "Un certain regard"
- Sélection officielle festival de Cannes 2000
Mon avis: A voir
Elaine Kenner est docteur. Elle partage sa vie entre son métier et sa mère, dont elle doit s'occuper constamment. Elle est éprise d'un de ses collègues de travail, qui ne semble pas avoir les mêmes sentiments à son égard.
Rebecca approche de la quarantaine. Elle fréquente depuis trois ans un homme marié, et quand elle tombe enceinte, celui-ci la pousse à avorter.
Rose écrit des contes pour enfants. Elle est célibataire et vit avec son fils Josh, un ado de 15 ans. Lorsqu'un voisin nain s'installe en face de leur maison, Rose tente quelques rapprochements...
Lilly est très malade, et ne voit plus le bout de son cancer. Sa petite amie Christine l'aide à tenir bon en s'occupant d'elle, mais pour l'une comme pour l'autre, la situation est insupportable à vivre.
Enfin, Kathy, une jeune détective désespérement célibataire, cohabite avec sa soeur aveugle, qui elle, multiplie les petites conquêtes.
Ces histoires se croisent et s'entrecroisent, passant d'une émotion à l'autre, et nous trinballant de drame en romance.
Non, ce film n'est pas encore un autre film féministe. Il nous tranporte de la vie d'une femme à une autre
avec une douceur et une légéreté pleine d'émotion. Mené par un casting remarquable qui donne aux personnages une justesse et une vigueur pleine de délicatesse, "Ce que je sais d'elle...d'un simple regard", donne une vision d'homme sur la vie d'une femme, et ce regard est étonnament féminin, et qui nous fait ressentir toute l'ampleur des sentiments éprouvés par ses personnages.
La réalisation est sobre, la caméra est souvent fixe et les effets visuels sont loin d'être spectaculaires, afin de se reposer entièrement sur le jeu des actrices.
Si toutes les histoires sont touchantes, notre fibre lesbienne nous pousse évidemment à en préférer une : la partie "Bonne nuit Lilly, Bonne nuit Christine". L'histoire nous est contée très succintement. Lilly est malade et ce depuis déja lontemps, et Christine veille sur elle constamment. Sans tomber dans un air romantique à la "je t'aime et je serais toujours près de toi", le réalisateur nous transmet l'amour, la peur et la distance brisée qu'il y a entre les deux jeunes femmes sans point de vue spécifique ou d'apriori clichés. Il prend le contre pied de tous les stéréotypes hollywoodiens: pas de personnage central, pas d'intrigue principale, pas de fin aux réponses évidentes, et personnages représentant des femmes d'un certain âge pour la plupart. Le film a été vendu partout dans le monde...sauf aux USA ou il n'a été diffusé que sur le câble, ce qui une fois encore montre bien l'état d'esprit du cinéma américain, ou il n'y a de la place que pour les gros budgets hollywoodiens et ou les films d'auteurs ou le cinéma indépendant a de moins en moins de place...
Quoiqu'il en soit, "Ce que je sais d'elle...d'un simple regard" est un film touchant et caressant sur la féminité racontée par un homme. Un film à voir, et même à revoir...
27 septembre 2006
Imagine Me And You
- de Ol Parker

Avec Piper Perabo, Lena Headey, Matthew Goode
- 2005
- Genre: Comédie romantique
- Mon avis: Attendrissant
Rachel va enfin épouser son ami de toujours Heck. Elle n'est pas tellement amoureuse de lui, mais enfin, c'est son meilleur ami et elle l'adore. Personne ne saurait être plus parfait.
C'est ce que pensait Rachel jusqu'a ce qu'elle rencontre Luce, la fleuriste qui s'est occupée de l'arrangement floral de sa cérémonie. Rachel se sent tout de suite attirée par la jeune femme ouvertement lesbienne, mais elle reste profondément attaché à Heck, qui lui ne se doute de rien...Pour sauvegarder son mariage, Rachel met fin à son amitié ambigue avec Luce. Mais est ce suffisant?
Sous couvert d'un humour britannique parfois très drôle, Imagine me and you est une comédie romantique pleine de charme, et c'est sûrement la représentation la plus attendrissante de l'amour lesbien. Si notre côté fleur bleue s'éveille inmanquablement tout au long du film, on ne peut que regretter que la touche humoristique tombe parfois un peu comme un cheveu sur la soupe. Ce bémol est probablement dû au jeu totalement déçevant et surjoué d'Anthony Stewart Head (qui incarne le père de Rachel) . Mais étant donné que son personnage n'est pas très présent, on pardonne facilement ce petit écart.
Le reste du casting est très convaincant, Lena Headley et Piper Perabo sont touchantes et drôles à souhait, et leur duo fonctionne parfaitement. A noter l'acteur Matthew Goode, parfait dans le rôle de Heck.
Pourtant, ce film si léger ne comportant aucune scène à caractère sexuel ou injurieux a été hautement censuré dans plusieurs pays dont la Malaisie et sévérement codé : certifié pour les plus de 15 ans en Irlande, 21 ans à Singapour, ou encore M en Australie. Une attitude extrémement exagéré et incompréhensible pour un film qui, certes aborde le thème de l'homosexualité féminine, mais qui reste pourtant si sobre dans les sujets sexuels.
Une distribution qui sonne donc très juste, des dialogues croustillants, une histoire émouvante et une
bande son entrainante. Autant d'ingrédients qui font de ce film l'un des meilleurs longs-métrages romantiques lesbiens.
16 septembre 2006
Rent
- De Chris Columbus
- Avec Rosario Dawson, Idina Menzel, Tracie Toms

- Genre: Musical
- Mon avis: Pas mal...sans plus
Un compositeur en mal d'inspiration renfermé sur lui même depuis la mort de sa petite amie junkie. Son colloc', Mark, un vidéaste qui a du mal à accepter le fait que sa petite amie Maureen l'ai quitté pour une fille.
Angel, un travesti séropositif rencontre un homme nommé Collins et l'enmène a ses groupes de soutien. Mimi, gogo danseuse consomme régulièrement de la drogue et s'entiche du jeune musicien.
Ces cinq personnes ont pour point communs d'habiter dans le même quartier et plus précisem
ent dans le même immeuble, sous le point d'être expulsés. Tout en chantant, chacun vague à ses occupations: Joan ne supporte plus de voir Maureen aussi frivole, Mimi tente de séduire son ténébreux voisin, Mark essaye de vendre son film pour payer le loyer...
La musique est omni-présente dans ce film et c'est d'ailleurs ce qui le rend agréable. Entre pop et rock, les personnages livrent leurs émotions en chansons et certains sont même extrémement doués. Mais si certaines chansons sont réellement captivantes, d'autres lassent un peu.
Et c'est d'ailleurs le défaut du film: à défaut d'avoir une histoire, il n'a pas non plus de thème. Les relations entre les personnages restent superficielles, et malgrè la présence de certains thèmes comme le SIDA, le deuil ou la drogue, ils ne sont pas assez explorés pour être considérés comme des "axes" du film. On se demande donc ou cela va t il nous mener, et si une véritable intrigue va se nouer...
Néanmoins le film reste agréable, surtout grâce à son côté musical qui comble un scénario plutôt plat. La relation enter Maureen et Joan est légérement abordée, mais de manière superficielle, tout comme les autres relations...
04 septembre 2006
She hate me
Jack est un travailleur acharné et haut gradé dans sa société. Ils sont sur le point de créer un vaccin contre le SIDA, quand il apprend que son patron puise depuis des années dans les caisses de la société et que le vaccin n’a pas été agrée. Dégoûté, Jack passe un coup de fil anonyme à la presse pour parler des manœuvres frauduleuses de son boss. Cet appel lui vaut son renvoi dès le lendemain. Sans emploi et fauché, Jack a sérieusement besoin d’argent.
Un soir, Fatima, son ex, débarque chez lui avec sa petite amie Alex. Toutes les deux veulent être enceintes et demandent à Jack d’être le père. Ce dernier hésite longtemps puis, les deux jeunes femmes proposant de payer, il finit par accepter. Fatima et lui se rendent compte que Jack pourrait récolter beaucoup d’argent de cette manière.
Fatima lui envoi ainsi régulièrement des lesbiennes en mal d’enfants, et Jack les met enceinte « à l’ancienne » pour la somme de 10 000 dollars par femme.
Ce petit commerce est vu d’un mauvais œil par Alex qui se sent délaissée par Fatima.
Jack, de son côté, commence à avoir de sérieux problèmes avec la justice, son scandale sexuel ne l’aidant pas…
Le résumé seul laissait envisager un beau navet. Ce n’est pas tellement l’histoire qui pose problème, mais la façon dont elle est contée et filmée. Pour que le scénario fonctionne de façon plus romantique, il aurait fallu s’attarder sur les besoins maternels que ressentaient ces femmes. Au lieu de cela, la relation qu’entretiennent Fatima et Alex n’est pas du tout abordée, les lesbiennes sont présentées comme des tas de viande en manque d’enfants et de sexe et des garces débauchées. Malgré une réalisation fluide et un certain ton décalé qui voudrait donner à l'histoire un ton léger et ironique, on ne peut s’empêcher de trouver ce film d’un machisme presque homophobe flagrant, et il s’agit sûrement de la pire représentation lesbienne que tout le cinéma américain ai connu.
Je n’ai donc très rien à ajouter à cette courte critique, car je pense que ce film ne mérite pas de s’attarder en longueur dessus, et les thématiques principales qui en ressortent se rejoignent toutes en un point : des lesbiennes délurées et obscènes prêtes à coucher avec un total inconnu, et qui finalement aiment ça. A éviter absolument, à brûler si possible…
10 août 2006
La tourneuse de Pages
de Denis Dercourt- Avec Catherine Frot, Déborah François, Pascal Greggory
- Genre: Thriller
- Mon avis: Envoutant
- Récompenses: Selection officielle festival de Cannes, catégorie "Un certain regard"
Mélanie est une jeune pianiste d'une dizaine d'années. Le piano est sa grande passion et elle s'y entraîne avec application. Puis un jour, elle se rend à un concours très important à ses yeux, ou l'un des membres du jury est la célèbre concertiste Ariane Fauchécourt. Mais tout ne se passe pas comme la jeune fille l'avait souhaitée, et suite à ce raté, elle abandonne la musique.
Une dizaine d'années plus tard, Mélanie est désormais une jeune fille et se fait engagée comme archiveuse chez l'avocat Fauchécourt, mari d' Ariane. Ce dernier remarque son travail et son application et lui propose de venir garder son jeune fils durant ses déplaçements. Mélanie y voit une occasion révée de se venger de la femme qui l'avait ridiculisé autrefois.
Ariane est devenue plus fragile suite a un accident et est souvent en proie à des bouffées de stress avant un concert. Elle trouve en Mélanie un soutien indispensable et décide d'en faire sa tourneuse de pages.
Entre manipulation et attirance, les deux femmes oscillent. Ariane tombe petit à petit sous le charme de cette jeune fille si posée et admirative, tandis que Mélanie met froidement en place sa vengeance.
Un thriller envoutant implacablement réglé. Si le jeu des deux actrices est sans faille (Catherine Frot en femme qui ne contrôle plus rien, et Déborah François en beauté glaciale), le scénario est étonament bien ficellé( ce qui a fait dire à de nombreuses critiques que le film était mené comme une partition de musique- faut pas aller bien loin pour trouver l'analogie).
L
e jeune réalisateur allie ici ses deux passions, et dirige son film d'un bout à l'autre sans nous ennuyer. On plonge dans cet univers mélomane que le magazine têtu a qualifié d'ambiance "goudou de conservatoires".
De la belle musique, des frissons érotiques (version soft) et de la tension en crescendo,sur un récit de vengeance simple mais efficace.
Sélectionné au Festival de Cannes, La Tourneuse de Pages est un film remarquablement bien réalisé et interprété, élégant et fascinant. A voir absolument...
24 juin 2006
Coup de Foudre
- de Diane Kurys

Avec Miou Miou, Isabelle Huppert, Guy Marchand
1983
Nomination aux Academy awards USA pour le meilleur film étranger
Mon avis: Agréable
Durant la première guerre mondiale, sous l'occupation; Lena, juive d'origine russe, épouse un français, Michel, pour échapper à la déportation.
Madeleine a perdu son fiancé Raymond, abattu par une milice sous ses yeux.
En 1953, les deux jeunes femmes sont mariés et mères de famille. Elles se rencontrent par hasard et deviennent amies.
Madeleine est une artiste fantasque qui n'entretient avec son mari que des rapports désanchantés.
Lena, timide, est soumise à l'autorité de Michel et est contrainte a une vie sans fantaisies. Les deux femmes trouvent en l'autre ce qui manquait à leurs vies, mais cette amitié ambigue est loin de plaire à Michel.
Madeleine part a Paris, et demande a Lena de la rejoindre. Cette dernière n'ose pas quitter son foyer, ni se dresser face à son époux, et reste...mais pour combien de temps?
Au début des années 80 il était difficilement envisageable de montrer explicitement à l'écran une relation lesbienne. Néanmoins celle ci est fortement sous entendue: Michel utilise même le mot "gouines" pour qualifier sa femme et Madeleine. DOnc, pas de baiser, pas d'emportements amoureux, et dans un sens ce n'est pas si mal. Ce film touche par la timidité et la sensibilité qui émanent de ces femmes à fleur de peau. Le jeu des comédiennes est juste et franc, et on y croit aisément. Le contexte des années de guerre est palpable (cette peur de la guerre, de la mort et cette amerturme d'après guerre ressentie par les personnages). La fin du film nous explique que cette histoire ets vraie et a été vécue par la mère de la réalisatrice.
Aussi connu sous le titre "Entre Nous", ce film a été reconnu outre atlantique et nominé à plusieurs reprises. Un film a voir absolument, comme étant l'un des premiers films français a mettre en scène une histoire d'amour entre deux femmes désillusionnées; et qui touche par sa pudeur aussi bien que par son audace.
28 avril 2006
My Summer Of Love
Avec Emily Blunt et Nathalie Press
2004
Distinctions: Sélection officiellle Festival de Toronto
. Sélection officielle Festival de Londres
. Sélection officielle Festival de Edinburgh
. Meilleur film Anglais 2004
Genre: Romance/ Drame
Mon avis: Agréable
Mona a seize ans. Elle n' a jamais rencontré son père. Sa mère est morte d'un cancer. Elle vit avec son grand frère, un ex taulard en pleine crise mystique qui a décidé de transformer le pub de leurs parents en temple de prières.
Un jour durant les vacances d' été, elle rencontre Tamsin, une jeune lycéenne qui habite dans l' immense villa voisine. Mona est impressionée par Tamsin, par sa culture, sa façon de parler des grands auteurs, de jouer des instruments.
Très vite les deux filles sortent ensemble et promettent de ne jamais se séparer. Ce n' est pas du goût du grand frère de Mona, mais ce dernier est bien trop occupé à construire une gigantesque croix qu' il plantera en haut de la vallée pour chasser le mauvais démon. Tamsin et Mona passent tout leur temps ensemble, elles se confient, rient, s' amusent. Mais bientôt les vacances touchent à leur fin et Mona découvre une facette innatendue et bien déçevante de la personnalité de Tamsin...
Deux filles désabusées et perdues. Une rencontre. Un été. Le réalisateur nous transporte dans cette
atmosphère planante ou plusieurs thèmes s'entremèlent: la passion brusque de deux adolescentes, l'aveuglement d'un frère qui pense avoir trouvé Dieu et qui ne voit pas le désarroi de sa soeur, la différence de classes sociales, le mensonge de Tamsin,sa rêverie poétique, son imaginaire.
My Summer Of Love n'est pas à associer à d'autres films pseudo-romantiques commercials qui pleuvent en ce moment par centaines. Il se démarque par sa brusque douceur, par la cruelle lucidité des deux personnages principaux quant à la vie et leur avenir, par sa facilité à nous tranporter dans son monde ensoleillé. Les actrices, deux inconnues en France, s'en sortent très bien et leur jeu sonne avec justesse. On oublie rapidement quelques plans et travellings pas très droits, tant l' atmosphère nous accroche. Un beau conte....





