Ecrans Mauves:Parce que La Visibilité Importe

Découvrez des films et séries qui parlent de l'homosexualité féminine à travers des vidéos inédites, des résumés et des critiques... Ps : mes textes n'ont pas l'ambition d'être des analyses filmiques, il s'agit juste de critiques.

10 août 2006

La tourneuse de Pages

  • Correction_img009de Denis Dercourt
  • Avec Catherine Frot, Déborah François, Pascal Greggory
  • Genre: Thriller
  • Mon avis: Envoutant
  • Récompenses: Selection officielle festival de Cannes, catégorie "Un certain regard"

Mélanie est une jeune pianiste d'une dizaine d'années. Le piano est sa grande passion et elle s'y entraîne avec application. Puis un jour, elle se rend à un concours très important à ses yeux, ou l'un des membres du jury est la célèbre concertiste Ariane Fauchécourt. Mais tout ne se passe pas comme la jeune fille l'avait souhaitée, et suite à ce raté, elle abandonne la musique.

Une dizaine d'années plus tard, Mélanie est désormais une jeune fille et se fait engagée comme archiveuse chez l'avocat Fauchécourt, mari d' Ariane. Ce dernier remarque son travail et son application et lui propose de venir garder son jeune fils durant ses déplaçements. Mélanie y voit une occasion révée de se venger de la femme qui l'avait ridiculisé autrefois.

Ariane est devenue plus fragile suite a un accident et est souvent en proie à des bouffées de stress avant un concert. Elle trouve en Mélanie un soutien indispensable et décide d'en faire sa tourneuse de pages.

Entre manipulation et attirance, les deux femmes oscillent. Ariane tombe petit à petit sous le charme de cette jeune fille si posée et admirative, tandis que Mélanie met froidement en place sa vengeance.

Un thriller envoutant implacablement réglé. Si le jeu des deux actrices est sans faille (Catherine Frot en femme qui ne contrôle plus rien, et Déborah François en beauté glaciale), le scénario est étonament bien ficellé( ce qui a fait dire à de nombreuses critiques que le film était mené comme une partition de musique- faut pas aller bien loin pour trouver l'analogie).

LCorrection_img010e jeune réalisateur allie ici ses deux passions, et dirige son film d'un bout à l'autre sans nous ennuyer. On plonge dans cet univers mélomane que le magazine têtu a qualifié d'ambiance "goudou de conservatoires".

De la belle musique, des frissons érotiques (version soft) et de la tension en crescendo,sur un récit de vengeance simple mais efficace.

Sélectionné au Festival de Cannes, La Tourneuse de Pages est un film remarquablement bien réalisé et interprété, élégant et fascinant. A voir absolument...

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19 juillet 2006

The L Word SAISON 2

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  • The L WordJenny_Carmen_01
  • Crée par Illene Chaiken
  • Avec Jennifer Beals, Laurel Holloman, Katherine Moennig, Sarah Shahi...
  • Diffusée début 2005 au USA

     Mon avis: Incontournable

Mi juillet 2006, Canal + a débuté la diffusion de la deuxième saison de la série culte L Word ( 2 épisodes à environ 22h30 tous les mercredi), en parallèle avec Pink Tv. Il aura fallut légerement moins d'un an pour voir sur nos écrans français la suite des péripéties des huits protagonistes. Une occasion pour moi de faire un petit bilan de cette nouvelle saison à venir. Evidement je ferais attention de ne pas dévoiler les issues de la série, je ne ferais que soulever certains points nouveaux de la série et quelques petits spoilers tout en vous conservant le mystère. Néanmoins, si vous n'avez pas encore vu toute la saison et souhaitez garder tout le suspens intact, ne lisez pas cet article...

Tout d'abord, rappelons la situation des personnages à la fin de la première saison: Bette et Tina venaient de se séparer suite à l'infidélité de Bette, Alice et Dana s'embrassaient alors que cette dernière s'est promise à Tonya, Jenny se retrouvait hésitante entre Gene, Robin et Marina, et Shane perdait Cherie en même temps que son futur salon de coiffure.

fgLa première note à prendre de la nouvelle saison est l'arrivée de nouveaux personnages et la disparition de quelques anciens devenus trop ennuyeux:

- Marina Ferrer disparaît totalement de la série. On ne peux pas en blamer les scénaristes: pour beaucoups, Marina et son petit jeu de séduction traumatisé étaient devenus lassants. La jeune femme disparaît donc suite à une tentative de suicide. On peut quand même remarquer que les autres protagonistes n'ont pas l'air inquiets du sort de leur camarade. Passons...

- Autre disparition remarquée, celle de Tim qui quitte Los Angeles dans le premier épisode. Bien que ce personnage ci soit apprécié du public, il n'avait plus rien à donner

- Ivan et Robin font acte de présence pendant quelques épisodes avant de s'évaporer également. Là encore, on ne peut que faire "ouf", puisque ces personnages n'avaient rien de particulier ou d'attachant pour nourrir de bonnes intrigues. Et on applaudit également le départ de Candace Jewell, qui avait semé le grabuge entre Bette et Tina. Que du bon alors: le départ de ces personnages permet ainsi d'aérer la série et de faire place à de nouveaux protagonistes,plus palpitants.PDVD_001

En effet, le grand must de la saison deux est sans aucun doute ses nouveaux personnages, frais, craquants et bourrés de potentialité.  Ainsi, dès le premier épisode apparaît le grand coup de coeur de la saison: Carmen De la Picamolares ( Sarah Shahi), DJ ambitieuse, qui travaille également sur des plateaux de tournage de temps à autre; avec qui Shane va très rapidement se lier. Jeune et jolie, sensible, bien intégrée dans la bande, Carmen est au centre d'une des intrigues amoureuses les plus importantes de la saison, ou elle se fait une place difficile au sein du triangle Shane- Carmen- Jenny.

Autre arrivée: Mark Wayland ( incarné par EricLively), nouvelle présence masculine de la série suite au départ de Tim. Surtout lié à Jenny et Shane avec qui il cohabite, Mark se révèlera de plus en plus attachant au fil des épisodes mais ses actes irréfléchis lui causeront du soucis, surtout auprès de Jenny...

Enfin, Elena Peabody fera son entrée en cours de saison. Les téléspectatrices sont partagées au sujet de ce personnage, apprécié ou détesté. Pour ma part, je pense que ce personnage est plein de charme et pourra nourrir plusieurs intrigues intéréssantes dans les saisons à venir. Mais dans la saison deux, la position principale d' Elena est celle de concurente directe de Bette dans la course effrenée pour gagner le coeur de Tina.

Trois nouveaux personnages font donc leur apparition. Incarnés par trois acteurs talentueux qui leur donnent vie et forme, ils évolueront à leur rythme au sein de la bande et se feront rapidement une place dans le coeur du public.

Autre bonne surprise de la série: la bande son. Composée majoritairement par le groupe Ezgirl, c'est un dfgdfgfdgpetit bijou d'inventivité. Si vous tendez une oreille attentive, vous vous rendrez compte qu'il existe plusieurs versions du générique de la série, utilisées dans plusieurs épisodes: de la version punk à la version country en passant par la version espagnole, au violoncelle ou française, sans compter les quelques remix. Une bonne surprise donc, qui donne un plus à la saison.

Plusieurs Guest feront de rapides passages en clin d'oeil: ainsi Arianna Huffington se fait coiffée par Shane dans le premier épisode; Guinevere Turner (productrice et actrice lesbienne qui fut une scénariste importante de la saison un) passe en éclair dans le rôle de Gabby Deveaux en cour de saison (on regrette d'ailleurs que son apparition fut si brève), le groupe Heart fait un passage remarqué dans le dernier épisode et les membres du groupe Betty sont devenus des habitués, qui traînent à gauche et à droite à chaque épisode. Notons aussi le retour d'un personnage de la première saison, qui n'a pas fini de semer le trouble au sein d'un des couples...

Seul regret: la quasi absence de Guinevere Turner côté scénario, elle n'écrit qu'un seul épisode pour cette saison ci...

2x01_06On peut maintenant avançer quelques intrigues qui seront déroulées dans la série. Tout d'abord, quelques nouveaux liens se créont, tels que la nouvelle amitié entre Jenny et Shane, la relation complexe entre Shane et Carmen ou le "Je t'aime moi non plus" de Bette et Tina, entre amour et animosité. La saison s'ouvre sur une nouvelle pour le moins surprenante annonçée par Tina;De nouveaux couples se forment au même rythme que d'autre se défont. Certains protagonistes évoluent beaucoups: ghgfhc'est le cas de Dana, qui a pris énormément d'assurance depuis la saison deux, et peut être même un peu trop d'ailleurs...Jenny se porte de moins en moins bien et on pourrait presque dire qu'elle "perd les pédales" à la fin de la saison, et ce personnage se révèle très intéréssant et plein de mystère. Et bien que la saison s'achève sur quelques soucis, le dénouement reste heureux. Une façon de préparer la cruelle saison trois et son parfum morose?

En dgfhgéfinitive, la saison 2 est définitivement plus intriguante et passionante que la saison 1, et est servie par un plateau d'actrices tout aussi talentueuses que jolies. Les épisodes sont portés par une bande son exceptionnelle et par des intrigues intéréssantes et parfois plus sombres. Les critiques de la saison 1 qui trouvaient la représentation lipstick un peu trop caricaturale pourront s'en donner à coeur joie car pas de changement de ce côté là, mais il y a une vraie ambition dans la démarche et l'entreprise d'Illene Chaiken. Une série lesbienne définitivement culte qui mérite attention.  Cette saison reste globalement plutôt légère, en contraste avec la saison à venir (article à paraître prochainement) ou mort et trahison sont maîtres mots. Le dernier épisode ouvre de grandes portes qui seront exploitées dans la troisième saison, à paraître sur nos écrans dans à peu près un an...

Dans la rubrique vidéo du site: plusieurs vidéos de cette saison en anglais et quelques unes en français...

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16 juillet 2006

Les téléspectatrices lesbiennes seront elles un jour satisfaites?

"The L Word? Pas assez représentatif de l'ensemble de la communauté lesbienne!" entend-on dire. "Lindsay et Melanie dans Queer as Folk? Mauvaise représentation, la série ne parle que de leurs problèmes et jamais de moments heureux" disent d'autres.

Tandis que Bad Girls est considérée par certaines comme trop caricaturale car les héroïnes lesbiennes sont toutes(ou presque) des butchs ou des filles masculines; DEBS est critiqué par d'autres qui trouvent les actrices trop féminines. Une internaute du site a dit de Monster qu'il était une mauvaise représentation des lesbiennes car: "A aucun moment, les femmes sont présentées comme des battantes. Elles subissent, c'est tout".

Les téléspectatrices lesbiennes sont elles des éternelles insatisfaites? A entendre les critiques, rien n'est jamais assez bien. Telle série montrera une vision des gouines trop commerciale, tel film offrira une vision trop caricaturale... Mais n'idéalise-t-on pas la lesbienne qu'on cherche à voir représentée sur les écrans?

A la sortie du film Call girls, des spectatrices s'étaient offusquées de voir que l'une des protagonistes qui était lesbienne, était également prostituée. Call girls offrirait donc, selon ces personnes, une mauvaise vision des lesbiennes. Mais après tout, pourquoi une héroine lesbienne ne peut elle pas être prostituée? Pourquoi ne peut elle pas "subir" comme dans Monster. Pourquoi ne peut on pas montrer comme dans QAF, un couple de femmes qui ont des problèmes relationels?

On souhaiterait voir une vision des lesbiennes réaliste, pas une superwoman. Donc s'il se trouve que dans un film, la lesbienne ne se conduit pas en héroïne courageuse, cela ne veut pas dire pour autant qu'il s'agit d'une mauvaise représentation! Il ne s'agit pas de s'offusquer devant Call Girls et de penser que le film tend à dire que les gouines sont toutes des p****. Il montre simplement une lesbienne, et il se trouve qu'elle est prostituée. Devrait-on forcément montrer les gouines toujours sous leurs meilleurs aspects?

On montre bien sur les écrans deux sortes d'hétéros: le genre parfait: beau, brillant, rusé, ou fort( le genre Brad Pitt et Angelina Jolie dans Mr& mrs Smith); mais on nous montre aussi des hétéros drogués, tueurs en série, délinquants, ou simplement stupides....

Pourquoi ce principe ne marcherait il pas pour nous? Acceptons donc de regarder un film et de voir que la dealeuse de drogues est bisexuelle sans s'outrer : après tout pourquoi pas? Pourquoi les gouines devraient elles toujours être représentées resplendissantes et invincibles? Alors oui, certes, il nous faut des représentations plus glorieuses, mais il faut aussi savoir accepter d'être vues sous un autre jour....cela ne veut pas dire qu'il faut tout tolérer : il existe des représentations qui peuvent être dégradantes et il faut réagir dans ces cas là. Mais acceptons de nous détacher de notre idée de la  wonderlesbienne et que nous sommes également des êtres humains, avec des défauts, des problèmes et des erreurs; et acceptons de les voir représentés.

De plus, les critiques que l'on entend régulièrement sont: ce film ou cette série ne donne pas une vision universelle des lesbiennes. Pour exemple: Bad Girls ne montrerai pas assez de lipsticks et ne serait donc pas universelle; et L word ne montrerait pas assez de butchs, et ne serait donc pas non plus universelle. Mais existe-t-il une vision universelle d'une catégorie de personnes? Peut on représenter l'ensemble de la communauté gay en seulement un ou deux personnages? Il en va de même pour toute communauté. La communauté lesbienne est si variée qu'il est impossible de la représenter  intégralement au sein d'un même projet audio visuel! Alors oui, il est vrai que l'on voit d'avantage de lipsticks que de butchs sur les écrans (c'est d'ailleurs la réflexion posée dans un autre de mes articles du site ), mais les butchs sont aussi représentées; peut etre à moindre échelle mais elles font discrétement leur apparition: l'arrivée de Moira dans la saison 3 de L Word, les lesbiennes de Bad Girls, quelques femmes travesties dans L Word ou Young Americans...

On trouve dommage que les actrices choisies pour incarner des lesbiennes  ou des bis soient majoritairement hétéros, mais c'est sans compter Leisha Hailey (L Word, All over me), Karina Lombard (L Word), Guinevere Turner ( L Word toujours), Kristina Lockart (L Word), Iyari Limon (Buffy), Sandra Bernhard, Ellen deGeneres ou autres (je n'ai cité  que celles qui me venaient tout de suite en tête), sans compter celles qui laissent planer le doute....

On assiste à  une éclosion du cinéma lesbien, avec de plus en plus de personnages lesbiens et bis principaux ou secondaires; et pourtant on entend encore dire "il n'y a pas assez de lesbiennes au cinéma". Doit on préciser qu'il faut être patient? De plus en plus de films ou de séries pour ados abordent le sujet, et parfois même en profondeur et avec réalisme (South Of Nowhere, la nouvelle série américaine pour ados). En quelques années, le nombre de représentations lesbiennes a quasiment triplé, alors pourquoi s'affoler? Oui, les lesbiennes seront toujours peu représentées, moins représentées que les hétéros ou même que les mecs gays, mais nous progressons, et cette évolution est à ne pas oublier.

Pour résumer: certes il y a encore du travail et des changements à effectuer pour que la communauté lesbienne soit de plus en plus représentée, et de façons variées et diverses. Mais on sent déja les prémices de ces transformations sur nos écrans et essayons d'en apprécier les ébauches qui s'en émanent (certaines étant très réussies). Essayons également de rester ouverte et de ne pas attendre de la télévision ou du cinéma qu'ils nous passent du baume pour nous dire à chaque fois à quel point on est formidables, et de ne pas exiger de nos grands et petits écrans qu'ils reflètent toujours l'image fantasmée de la lesbienne parfaite.

En clair, gardons notre esprit critique (il ne faut pas non plus tout gober et se réjouir de chaque apparition avec un air béat si c'est de la daube), mais ouvrons nos esprits par la même occasion...

Tous les films et séries évoqués sont résumés et commentés sur ce site.

ECRANMAUVE (merci de ne pas faire de copier coller sur vos sites svp, merci d'indiquer l'adresse du site si vous voulez y faire référence)

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27 juin 2006

Un petit coup de frein pendant l' été

Les vacances approchant à grands pas et après des épreuves de bac éreintantes, je vais partir en voyage un petit moment durant l'été pour ressourcer mon esprit de barde.

Pendant cet été, les mises à jour seront donc plus rares, mais cela ne signifit pas que le site s'arrête.

Il s'agit juste d'une petite pause le temps d'un été. Je ferais quelques articles durant cette période estivale, mais très peu.

A la rentrée, le site reprendra son rythme normal et ses mises à jour régulières.

Merci de votre fidélité et de votre soutien, et à la rentrée prochaine!

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24 juin 2006

Coup de Foudre

  • de Diane Kuryscoup_20de_20foudre2
    Avec Miou Miou, Isabelle Huppert, Guy Marchand
    1983
    Nomination aux Academy awards USA pour le meilleur film étranger

                                       Mon avis: Agréable

Durant la première guerre mondiale, sous l'occupation; Lena, juive d'origine russe, épouse un français, Michel, pour échapper à la déportation.
Madeleine a perdu son fiancé Raymond, abattu par une milice sous ses yeux.
En 1953, les deux jeunes femmes sont mariés et mères de famille. Elles se rencontrent par hasard et deviennent amies.
Madeleine est une artiste fantasque qui n'entretient avec son mari que des rapports désanchantés.
Lena, timide, est soumise à l'autorité de Michel et est contrainte a une vie sans fantaisies. Les deux femmes trouvent en l'autre ce qui manquait à leurs vies, mais cette amitié ambigue est loin de plaire à Michel.
Madeleine part a Paris, et demande a Lena de la rejoindre. Cette dernière n'ose pas quitter son foyer, ni se dresser face à son époux, et reste...mais pour combien de temps?

Au début des années 80 il était difficilement envisageable de montrer explicitement à l'écran une relation lesbienne. Néanmoins celle ci est fortement sous entendue: Michel utilise même le mot "gouines" pour qualifier sa femme et Madeleine. DOnc, pas de baiser, pas d'emportements amoureux, et dans un sens ce n'est pas si mal. Ce film touche par la timidité et la sensibilité qui émanent de ces femmes à fleur de peau. Le jeu des comédiennes est juste et franc, et on y croit aisément. Le contexte des années de guerre est palpable (cette peur de la guerre, de la mort et cette amerturme d'après guerre ressentie par les personnages). La fin du film nous explique que cette histoire ets vraie et a été vécue par la mère de la réalisatrice.
Aussi connu sous le titre "Entre Nous", ce film a été reconnu outre atlantique et nominé à plusieurs reprises. Un film a voir absolument, comme étant l'un des premiers films français a mettre en scène une histoire d'amour entre deux femmes désillusionnées; et qui touche par sa pudeur aussi bien que par son audace.

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19 mai 2006

Le Bilan

ghjghj1     Ces deux dernières années furent plutôt riches en représentations lesbiennes et bisexuelles sur grand et petit écran. (que ceux qui s'apprêtent à répliquer que non lisent d'abbord l'article...) .A presque neuf mois d'existence de ce blog, l'occasion est donnée de faire un petit récapitulatif des meilleures représentations rencontrées ces dernières années....

  La découverte                                -->South Of Nowhere

       Nouveau né de la chaîne The N, South Of Nowhere a déja séduit un large public par son charme réaliste et sa fraicheur, et illustre parfaitement la découverte de l'homosexualité à l'adolescence. Durant toute la première saison, le personnage de Spencer Carlin oscille entre simple questionnement, doutes, peur panique face à ces questions. La série représente parfaitement la quête de réponses sur ses envies et sa sexualité, tout en douceur, avec charme et sincérité...

L'homophobie                               --> Boys Don't Cry

     Très beau film réalisé en 1999 par Kimberly Pierce, Boys Don't Cry relate l'histoire vraie de Brandon Teena, jeune femme qui désirait plus que tout être un homme et se faisait passé pour l'un d'eux. Il sympathise avec John et Tom, deux anciens taulards, et tombe sous le charme de Lana. Tout semble se passer à merveille, jusqu'au jour ou Brandon est découvert: il sera agressé, violé par Tom et John, et tué de sans froid sous les yeux de Lana. Une histoire cruelle qui fait froid dans le dos et révolte. Jusqu'a ce jour, c'est le film qui met en scène le mieux l'intolérance dans les bas fonds de l'Amérique, et dans le reste du monde....

Le coming-out                            --> Buffy Contre Les Vampires

     Si la série n'existe plus de nos jours (elle s'est arretée en mai 2003 après une septième saison ), elle reste dans les esprits comme la première série pour ados a mettre explicitement en scène une relation lesbienne, qui débute dans la quatrième saison, quand la jeune sorcière Willow Rosenberg tombe sous le charme de Tara. Son coming-out se fera petit à petit, d'abbord auprès de sa meilleure amie Buffy, puis des autres membres du groupe, aux récations génées mais plutôt positives dans l'ensemble.

La relation                                                                     --> Xena La Guerrière

       Cette série avant gardiste a vu le jour il y a plus de dix ans, et fut la première a mettre en scène les thm_rotv003concepts de femmes fortes, d'épisodes musicaux , la recherche de la redemption d'un sombre héros ou autres qui seront par la suite abondamment utilisés par des séries héritières. Mais surtout, Xena est une série populaire pour la relation qui liait les deux protagonistes: Xena, la guerrière au lourd passé et Gabrielle, jeune barde poètesse. Si la relation n'est pas explicitement annonçée, elle se décrypte sans efforts tout au long de la série, à travers une foule de sous entendus et de regards lançés. Elle illustre parfaitement une relation lesbienne dans toute sa longueur, sa stabilité et ses tourments...A mes yeux l'une des plus belles histoires d'amour jamais représentées à la télévision ou au cinéma.

La sexualité                                                                --> The L Word

Je ne sais s'il s'agit de la meilleure représentation, mais c'est surement la plus abondante et la plus diversifiée (au début tout du moins). Qu'il sagisse d'aventures d'un soir, de semi-adultère ou de relations amoureuses, L Word regorge de plus en plus de scènes de sexe, si bien qu'a la fin on se croirait dans un vrai baisodrome.

Si personelement, je trouvait la saison 1 relativement bien équilibrée (avec des scènes très bien filmées, axées sur le ressenti grace à un cadreage serré et un bel éclairage); les 36 scènes "hot" par épisode de la saison 2 m'ont plus lassée qu'autre chose...

Votre avis

Les avis cités plus haut sont personnels et n'engagent que moi. D'autres peuvent argumenter autrement, et c'est pour cela que je vous invite à exprimer votre opinion, qu'elle soit convergente ou divergente du mien...

Ici

Certains diront que les représentations lesbiennes sont encore trop rares et trop stéréotypées, et c'est un point de vue légitime et argumentable. Mais comparé aux années précédentes, ou la représentation lesbienne était quasi-inexistante, je pense qu'on peut quand même tirer un bilan assez positif des années 05-06. Bien sûr il reste beaucoup à faire, mais un pas a été franchi...


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04 mai 2006

Bad Girls

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  • Bad Girls

  • Avec Danielle Brent, Liz May Brice, Kellie Bright, Simone Lahbib....

                                                                  Mon avis: A voir absolument

Série anglaise diffusée sur la chaîne ITV, BAD GIRLS décrit l'univers carcéral féminin jour après jour. Peu connue en Amérique, quasiment inconnue en France; cette série très controversée a pourtant reçu plusieurs récompenses dont celle de la meilleure série dramatique.

C'est dans cet univers froid et  violent que se recontrent l'amour et l'amitié. BAD GIRLS aurait très vite pu tomber dans les clichés et les stéréotypes, pourtant il n'en est rien, la série reste très humaine et aborde les différents thèmes de l'incarcération.

Cependant la plupart des personnages incarcérés apparaissent plus comme des victimes que comme des criminelles assoiffées (contre-stéréotypes?)...Toujours est il que cette série reste incroyablement touchante. Durant les septs saisons écoulées, les personnages et couples lesbiens ont été très nombreux, mais nous nous attarderons sur quelques uns en particulier, en raison de leur importance et de l'émotion qu'ils dégagent...

Nikki et Helen ( Saison 1,2,3)badgirls__nikki_helen

Nikki est condamnée a perpétuité après avoir tué un agent de police qui tentait de violer sa petite amie. Helen  est une flic haut gradé de la prison. Elle est la première à avoir accordé à Nikki respect et confiance. Leur histoire est mouvementée et dangereuse, mais contrairement aux autres histoires d'amour de la série, elle a une fin heureuse. Nikki étant relachée après avoir fait appel, Helen quitte la prison et les deux jeunes femmes décident de recommençer une nouvelle vie à l'extérieur .

L'histoire d'amour entre les deux personnages est sans doute la plus importante car première relation lesbienne dans la série.

Cassie et Roisin  ( Saison 4)

chars_old_ct2Cassie (interprété par Kellie Bright) est incarcérée dans la quatrième saison pour trois ans suite à un important vol. Roisin(Siobhan McCarthy), sa petite amie, a écopé de quatre ans pour avoir tenter de dissimuler des preuves. Elles partagent leur cellule commune avec Denny, une autre prisonnière. Si Cassie assume pleinement sa sexualité, Roisin est mariée et mère de famille et n'ose pas révéler la vérité quant à sa relation. Puis, quand l'occasion se présente que Roisin passe en cour d'appel avec la certitude d'etre relachée, elle réalise qu'elle ne peut pas retourner dans sa petite vie hétérosexuelle rangée et décide de rester avec Cassie. Mais l'éloignement de ses enfants rend Roisin malade et elle plonge lentement dans le piège de la drogue. Les choses se compliqueront quand Cassie sera séduite par Yvonne, une prisonnière.

A la fin de la quatrième saison, les deux femmes sont relachées pour service rendu à un policier qu'elles ont secourus lorsqu'une bombe a explosé dans l'enceinte de la prison...

Pat et Sheena (Saison 7)

patsheena1Sheena Williams (interprétée par Laura Rogers) a écopé de cinq ans de prison pour possession de drogues. Pat Kerrigan,(Liz Brice) vient d' être transferée dans la même prison. Elle est condamnée à perpétuité pour avoir assassiner son petit ami violent.

Les deux jeunes femmes sympathisent, mais Pat refuse de s'engager dans la relation : elle sait que Sheena va bientôt être libérée de prison. Petit à petit,elle cède à la jeune rouquine et le regrette aussitôt. Le lendemain Sheena est libérée, mais elle ne restera pas longtemps dehors: elle sera mystérieusement dénonçée pour possession de drogues (une affaire très louche puisque Sheena y avait définitivement renonçée) et est de nouveau incarcérée.

Il s'agit pour moi de la plus belle histoire de la série, douce et torturée, magnifiquement interprétée par les deux actrices...

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02 mai 2006

L'étendard de la lesbienne sexy

      

image3_1_article        On sait maintenant que le cinéma et la télévision osent aisement avoir recourt à des personnages lesbiens plus ou moins importants, et c'est tant mieux...Mais quelle lesbienne nous montre t on exactement sur les écrans?

Commençons par analyser succintement les personnages de The L Word puique cette série est le premier programme entièrement destiné aux lesbiennes. Et nombre d' entres elles ont été déçues par la réprésentation qui en est donné: "Très peu de butchs, et les butchs en question ne sont pas très butchs." Ainsi si la série remporte un franc succès aux USA et en France, certains considèrent qu'elle n'est pas assez réaliste.

Il ne s'agira pas dans cet article-ci de débattre sur le degré de féminité des lesbiennes dans la réalité, mais plutôt d 'étudier le style de lesbienne qu'on nous vends.

A bien y réfléchir, très rares sont les films ou séries qui s'intéressent aux lesbiennes butchs ou masculines. Et on a pu le constater  tout particulièrement ces deux dernières années: si l'effervecence et l'interêt du public pour les romances lesbiennes croît énormément, ce n'est que pour les lesbiennes féminines, qui sont bien souvent présentées comme des lolitas BCBG. Passons en revue quelques films récents: dans D.E.B.S,bien qu'étant un fim très agréable à regarder, il est hautement précisé que les deux personnages principaux, Lucy et Amy, sont des jeunes femmes sexy, l'une en pantalon de cuir, l'autre en mini jupe plissée. Le film nous est d'ailleurs vendu de la sorte, comme vous pouvez le constatez sur l'affiche publicitaire. Autre exemple: le couple commercial-sexy Marissa Alex de The OC, ou les deux personnages féminins sont utilisées sciemment pour fire remonter l'audience à coups de romance lesbienne lipstick.

Et on pourrait ainsi citer une foule d'exemples du même type. On pourrait noter trois raisons à ce fait:

Pour la plupart des films ou séries, il s'agit juste du fantasme fantaisiste lesbien d'un réalisateur mâle hétéro.

Mais on note également des réalisatrices lesbiennes ( Angela Robinson, Illene Chaken...) qui véhiculent ces modèles exagèrement féminins. Les clichés des lesbiennes camioneuses ont été renversés en stéréotypes inverses.

En effet, alors que ces dernières années, le public se détachait très difficilement de l'image très masculine des lesbiennes, il semblerait que le cinéma lesbien est voulu mettre l'accent contraire, afin d'enrayer une fois pour toutes cette image clichée. C'est dont dans ce but que  ces réalisatrices mettent en avant des personnages homos très féminines. Mais est il bon de briser un cliché en le remplaçant par un autre?

Enfin on pourrait noter un troisième cas, le senpiternel "coup commercial" , déja abordé dans l'article "Les lesbiennes: un instrument marketing" du blog, ainsi que dans "The OC: couple lesbien de passage" .             Dans ces deux articles, il a été vu qu'une intrigue lesbienne était très vendeuse, aussi bien auprès de la communauté gay que du public hétéro. Ce n'est pas pour rien que juste avant la sortie de Basic Instinct 2, Sharon Stone s'est vantée qu'il y avait une liaison lesbienne dans le film (alors qu'il n'y a en réalité qu'un sous entendu minable). Mais si deux filles jupes-cheveux longs qui s'embrassent font monter les audiences en flèche, ce n'est malheureusement pas le cas de deux butchs auprès du public hétéro car ce modèle n'entre pas dans le fantasme courant.

    C'est donc pour ces trois raisons combinées que la télévision et le cinéma ne nous propose pour unique image de la lesbienne qu'une lolita aguicheuse. Certains diront que cette image ne colle pas à celle des vraies lesbiennes, d'autres diront qu'elle y colle de plus en plus. L'essentiel étant que le cinéma  donne une représentation très limitée qui ne corresponds qu'a un certain type de la communauté lesbienne.

Devrait on rouspeter au nom des butchs et androgines non représentées, ou être tout de même satisfaites de cette montée d'intérêt pour les lesbiennes au cinéma. Tout dépend de si vous êtes du genre à voir le verre à moitié plein ou à moitié vide...

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28 avril 2006

My Summer Of Love

my_summer_of_love2  de Pawel Pawlikowski

  Avec Emily Blunt et Nathalie Press

  2004

  Distinctions:   Sélection officiellle Festival de Toronto

   . Sélection officielle Festival de Londres

    . Sélection officielle Festival de Edinburgh

    .  Meilleur film Anglais 2004

  Genre:  Romance/ Drame

                                                                      Mon avis: Agréable

    Mona a seize ans. Elle n' a jamais rencontré son père. Sa mère est morte d'un cancer. Elle vit avec son grand frère, un ex taulard en pleine crise mystique qui a décidé de transformer le pub de leurs parents en temple de prières.

Un jour durant les vacances d' été, elle rencontre Tamsin, une jeune lycéenne qui habite dans l' immense villa voisine. Mona est impressionée par Tamsin, par sa culture, sa façon de parler des grands auteurs, de jouer des instruments.

Très vite les deux filles sortent ensemble et promettent de ne jamais se séparer. Ce n' est pas du goût du grand frère de Mona, mais ce dernier est bien trop occupé à construire une gigantesque croix qu' il plantera en haut de la vallée pour chasser le mauvais démon. Tamsin et Mona passent tout leur temps ensemble, elles se confient, rient, s' amusent. Mais bientôt les vacances touchent à leur fin et Mona découvre une facette innatendue et bien déçevante de la personnalité de Tamsin...

       Deux filles désabusées et perdues. Une rencontre. Un été. Le réalisateur nous transporte dans cette m_summeratmosphère planante ou plusieurs thèmes s'entremèlent: la passion brusque de deux adolescentes, l'aveuglement d'un frère qui pense avoir trouvé Dieu et qui ne voit pas le désarroi de sa soeur, la différence de classes sociales, le mensonge de Tamsin,sa rêverie poétique, son imaginaire.

My Summer Of Love n'est pas à associer à d'autres films pseudo-romantiques commercials qui pleuvent en ce moment par centaines. Il se démarque par sa brusque douceur, par la cruelle lucidité des deux personnages principaux quant à la vie et leur avenir, par sa facilité à nous tranporter dans son monde ensoleillé. Les actrices, deux inconnues en France, s'en sortent très bien et leur jeu sonne avec justesse. On oublie rapidement quelques plans et travellings pas très droits, tant l' atmosphère nous accroche. Un beau conte....

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25 avril 2006

When Night Is Falling

  • De Patricia Rozema
  • Avec Pascale Bussières et Rachel Crawfordwhennighta1

                                           Mon avis:  A éviter

      Camille, une jeune trentenaire, enseigne la mythologie ancienne dans un lycée chrétien. Un jour, alors qu'elle est attristée par la mort de son chien, elle rencontre Petra, une apprentie magicienne qui vient d'arriver en ville avec sa troupe de cirque. Camille est attirée par sa nouvelle amie, mais le contexte religieux dans laquelle elle évolut ne rends pas propice l'épanouissement de ses sentiments. De plus, elle vit en couple  depuis trois ans avec Martin, enseignant comme elle.

Petit à petit, Camille cède a son désir et se rend compte qu'il y a des choses dans la vie qui vallent plus qu'une bonne réputation ou qu'une vie bourgoeise bien rangée...

      En regardant ce film, j'ai eu deux impressions: la première a été que j'ai eu l'impression de regarder un mini-film érotique sous couvert d'une histoire de chien mort et d'un romantisme bien niais: on dirait que la réalisatrice nous vends de la relation lesbienne comme deux paquets de viandes bien sensuels qui se murmurent des phrases sorties de nulle part ("Camille je voudrais admirer à la lueur des bougies ton corps cambré de désir"!!!qui est le scénariste???). Deuxièmement, j'ai eu l'impression de regarder un gros noeud de clichés: la prof chrétienne coincée, la bohémienne frivole, sans parler de la soi disant histoire d'amour dont le romantisme vous laisse perplexe tant c'est du vu et revu, mais cette fois avec une volonté de réalisme qui le rend encore plus ridicule.

prnoc2vDans l'ensemble, un film très médiocre à mon goût donc, on n'est pas dupe de cette histoire; les dialogues ne tiennent pas debout, et le jeu des actrices sonne creux. Il n'y a guère que la pochette du dvd qui pourrait nous laisser espérer......Un beau raté en somme....

Posté par ecranmauve à 12:33 - Films - Commentaires [18] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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