26 août 2008
Queer As Folk US.
• Avec Gale Harold, Randy Harrisson, Peter Paige, Hal Sparks... 
• 1999 à 2004 : Cinq saisons
Après cinq saisons de The L Word, au bilan de plus en plus négatif, il était temps de jeter un œil à celle qui aura ouvert les portes et lui aura permis d'exister : Queer As Folk US.
Je viens d'en finir la cinquième saison (bien que la série soit terminée depuis maintenant quatre ans, chacun son rythme hein!) et j'en suis toute simplement charmée.
On résume pour ceux à qui cela ne dirait rien? Tout commence dans une rue gay de Pittsburgh. Les drapeaux multicolores flottent au vent, les basses électro rythment les pas de la foule, quatre jeunes hommes se détachent du lot : Mickael, qui se caractérise comme ce monsieur tout le monde; Emmet, jeune homo un peu efféminé qui assume son côté "folle"; Ted, un peu plus âgé, un peu ronchon et extrêmement complexé, et enfin Brian, séducteur invétéré au succès incroyable. En sortant de boîte, les quatre compères tombent sur Justin, jeune ado naïf qui s'aventure pour la première fois dans le milieu gay. Le contact avec Brian et immédiatement électrique. Il le ramène chez lui et font l'amour, c'est la toute première fois pour Justin. Interrompus par un coup de fil urgent, ils se précipitent à l'hôpital : le petit Gus vient de naître. Ses heureux parents sont Mélanie et Lindsay, les amies du groupe, en couple depuis plus de cinq ans. Brian fut le donneur, et accueille avec émotion son jeune fils.
Justin quant à lui, est sur un petit nuage. Il est déjà fou amoureux de ce grand brun aux airs nonchalants. Mais il apprends avec amertume que ce dernier n'est pas du genre à se caser. Pour Brian, l'amour n'existe pas. Il couche, découche, mais ne s'engage jamais. Sauf que cette fois-ci, avec Justin, c'est différent, il sent pour la première fois qu'il s'attache à quelqu'un, mais refuse de laisser cet aspect de lui prendre le dessus, et renvoie le jeune adolescent blessé...
C'est donc les aventures de cette petite bande d'amis que nous allons suivre durant cinq palpitantes saisons : leurs histoires d'amour, de sexe, d'amitiés... somme toute comme n'importe quelle série sentimentale, cette fois à la sauce gay.
Mais Queer as folk est ce qu'on peut appeler une série engagée, et c'est ce qui fait
toute la différence avec The L Word (oui, je ne pourrais pas m'empêcher de comparer), qui traite avec sérieux des problématiques homosexuelles. Ainsi, le coming-out, le mariage homosexuel, l'adoption pour les couples gays, le SIDA, l'omniprésence de la drogue dans le milieu ou encore l'homophobie sont des sujets à part entière de la série et reviennent très fréquemment grâce à des personnages très riches : Mickael se trouve confronté à un difficile dilemme quand il apprend que l'homme dont il est en train de tomber amoureux est séropositif ; Mélanie et Lindsay se marient et ont deux enfants (cela ne va pas sans problèmes et obstacles), Justin devra faire face à la violence du coming-out, Ted se trouve confronté à des problèmes de drogue et enfin, deux agressions homophobes extrêmement violentes auront lieu et marqueront à jamais les personnages.
Vous l'aurez compris, cette série s'engage réellement, et traite avec beaucoup d'intelligence de la place des homosexuels dans la société matriarcale, dans le monde du travail ou encore au sein même de la communauté. On pourrait dire que c'est ce qui manque cruellement à L Word, son pendant féminin, qui ne se concentre que sur l'ego de ses protagonistes.
De plus (et toujours contrairement à L Word), les personnages sont ici entiers et vrais. Leurs évolutions sont manifestes (car oui, yen a marre de voir batifoler Shane pendant cinq saisons de L Word sans jamais changer). Certains se stabilisent, d'autres batifoles, trouvent l'amour, le perdent... et toujours on constate une maturité et une évolution manifeste de leur personnalité.
Enfin, cette série plonge au cœur du milieu gay et de ses boîtes de nuit, nous délivrant une magnifique
bande son électro un peu transe, parfois disco, parfois rétro... On a souvent reproché à la série de n'être qu'un pastiche de son pendant anglais (Queer as folk UK.) dont elle s'inspire. Je ne suis pas d'accord. Je trouve que les acteurs de la version UK donne nettement de charme à leurs personnages, qui en deviennent moins attachants, et la réalisation est moins dynamique. Face au côté un peu mou de la version british, la version US a quelque chose d'indéniable : le talent de sa réalisation.
Le montage est toujours extrêmement stylisé et vertigineusement dynamique, les images sont rayonnantes de couleurs vives, les acteurs sont tous extrêmement talentueux et investis, les dialogues toujours bien trouvés... Si la première saison tâtonne encore un peu sur le terrain du sexe, ne sachant pas encore quoi montrer et quoi suggérer, les saisons suivantes trouveront le ton avec à chaque fois des scènes très stylisées et un montage hors-pair.
Queer As Folk c'est donc ce petit bijou de la télévision, qui a enfoncé toutes les portes permettant aux séries suivantes de voir le jour. Pas uniquement une série sentimentale sur les histoires d'amour et de sexe de jeunes gays, mais plutôt une véritable révolution soulevant toutes les problématiques homosexuelles, tout en donnant pour la première fois à la télévision américaine une véritable épaisseur aux personnages gays, enfin dotés d'une sexualité, mais également d'une humanité.
Une série entre rires et larmes, comme on en a rarement vu...
09 août 2008
The L Word Saison 5
• Série
De Illene Chaiken
Avec: Laurel Holloman, Jennifer Beals, Mia Krishner...
Diffusée en 2008 aux USA
Mon avis: A zapper, très vite...
Si les spectateurs francophones doivent encore attendre un petit moment avant la diffusion des nouveaux épisodes de la série désormais culte, les américains et anglophones n'auront pas eu à attendre tout ce temps. Après une saison quatre plutôt douce et agréable, reprenait en Janvier dernier sur nos petits écrans les nouvelles aventures et déboires des héroïnes glamour du show.
C'était donc reparti pour de nouvelles aventures. Jenny prend la grosse tête pendant le tournage de l'adaptation ciné de son roman, Bette oscille entre Jodi et son amour passé tandis que Tina attend sagement, Tasha se voit trainée au tribunal militaire pour homosexualité, Helena fréquente les butchs en prison et enfin Shane batifole. Les passions se déchaînent, les tromperies s'enchaînent, et pour finir, c'est encore et toujours la même chose. On se lasse.
Selon moi c'est très simple, la série n'a pas su se renouveler (ou peut-être a-t-elle en quatre ans puisé dans ses ressources non renouvelables?). Quelques scandales viennent étayer un peu la monotonie mais perdent très vite leur envol (on assiste à un remake de chantage à la manière de Dylan dans la saison 3, mais en version nettement moins touchante cette fois-ci). Les personnages deviennent irritants dans leurs hésitations, et quand enfin ils semblent nous toucher ou nous intéresser un tant soit peu (le couple Jenny-Nikki entre autres), ils nous déçoivent rapidement.
Alors que la quatrième saison c'était donnée un second souffle avec l'apparition de personnages atypiques
dont les particularités avaient redonnées du peps aux intrigues, les nouvelles têtes de cette saison sont bien pâlichonnes : Nikki l'actrice capricieuse n'apporte absolument rien à la série et Molly l'hétéro curieuse ennuie plus qu'autre chose. Au final, on est assez irrités par ces femmes qui tournent en rond et se mordent la queue sans jamais retenir la leçon. Le pathos ne marche pas, le jeu des actrices reste bon mais c'est du vu et revu, ça ne prend tout simplement plus.
Plus de travail sur la bande originale ni de réalisations marquantes, la série rentre dans le carcan classique de n'importe quel feuilleton télévisé. On ne note plus de répliques aussi piquantes que dans les premières saisons, et les quelques scènes "sensuelles" destinées à accrocher le public (la bataille d'huile en petit bikini, quel beau prétexte..) ne fonctionnent pas suffisamment pour masquer le manque flagrant d'originalité de scénario.
La fin du dernier épisode est à l'image de la saison entière : décevante, et j'ai presque envie de dire qu'on se moque de nous. En espérant que la sixième saison prévue pour 2009 sera plus intéressante que cela...
25 août 2007
South Of Nowhere Saison 3
n
Résumés et impressions brèves sur les épisodes au fur et à mesure de leur diffusion :
Episode 1 et 2 (diffusé le 10 aout) : L'épisode commence trois mois après la fusillad
e. C'est la rentrée scolaire, on apprend que Clay est mort tragiquement lors du bal, et que Aiden, bien que griévement blessé, a survécu. La famille Carlin se sert les coudes, encore très touchée par les évenements récents, Chelsy n'est plus tout à fait la même et se morfond dans sa douleur. Ashley essaye de récupérer Spencer après l'avoir (lâchement) abandonnée durant tout l'été. Spencer cède à ses avances, mais finit par le regretter et rompt avec elle. Ashley, dépitée, se jette dans les bras d'Aiden pour se consoler, ce qui blesse encore plus Spencer. Madison a retrouvé son mordant et se venge de ses anciennes copines qui l'avaient humiliée l'an dernier.
Un double épisode qui fait du bien! J'avais hate de reprendre la série et pour le moment je ne suis pas déçue. Chaque personnage réagit différement face au drame du bal et certains d'entre eux sont une belle surprise : Paula et Glen me plaisent tout particulièrement. La suite s'annonce intéressante et pleines de changements!
Episode 3 (diffusé le 17 aout) : Spencer a beaucoup de mal à gérer son deuil. Ashley quant à elle s'est
engagée dans une relation suivie avec Aiden, mais continue d'appeler Spencer tous les soirs. Les soeurs Davies (nouvelement riches) ont quitté le lycée et décident d'enménager ensemble. Chelsy n'a plus le moral, malgré l'aide attentionnée de Glen, mais retrouve un semblant de pêche en rencontrant une dénommée Carmen, qui l'inspire. Les Carlin regardent douloureusement le documentaire d'MTV sur la fusillade du bal.
Un épisode bien trop court qui nous laisse sur notre fin. L'évolution des personnages est néanmoins intéréssante, et le nouveau personnage, Carmen, est plein de charme et de potentialité. On s'exaspère de la faiblesse d'Ashley qui s'enterre dans sa superficialité pour fuir les problèmes, et on...Il n'aurait manqué à cet épisode que 20 minutes de plus, car il était résolument trop court!!
Episode 4 (diffusé le 24 aout) : Aiden réalise qu'Ashley n'est avec lui que pour passer le temps et oublier Spencer, ce qui le blesse. De plus, il réalise que malgré ce qu'il s'entête à répéter et nier, il a été très émotionelement touché par la fusillade. Madison a son premier rendez-vous avec un jeune homme bien étrange, et Spencer rencontre Carmen. Les deux jeunes filles discutent et sympathisent, et finissent par s'embrasser. Aiden quitte Ashley, refusant de servir de bouche trou.
Bien que toujours aussi court, cet épisode là est très agréable. Contente de voir que Spencer se tourne enfin vers quelqu'un qui la mérite et se soucie d'elle, et que les personnages ont tous mûrit suite à la fusillade (Aiden se révèle d'ailleurs être une bonne surprise). Seule Ashley se cache derrière des futilités pour dissimuler son désarroi, mais après cette fin d'épisode marquante, on ne peut que penser qu'elle va désormais réagir... En bref : toujours aussi efficace et touchante, la série continue de me plaire =)
Episode 5 (diffusé le 31 aout) : La famille Carlin fait la connaissance de Carmen et tout se passe agréablement bien. Paula fait des efforts pour sa fille mais ne peut s'empecher d'être un peu inquiète. Aiden a du mal à se reconstruire depuis qu'il a réalisé qu'il avait été très touché par le drame du bal et décide de consulter un psychologue. Kyla rencontre le même garçon avec qui Madison était sortie, et cet homme-ci ne semble pas très net, mais Kyla se laisse entrainer par ses belles promesses.
Tandis que Glen désespère de réussir à séduire de nouveau les filles, Carmen réalise que Spencer est toujours amoureuse d'Ashley et devient violente.
Un épisode plus déçevant que les autres, selon moi. La première scène est très drôle et agréable, mais le reste ne suit pas. Les scènes Spencer-Carmen sont plates, alors que j'aurais espéré un peu plus de piment ou de complicité. La pudeur que garde The-N (pour des raisons évoqués dans les articles des autres saisons) vis à vis des relations lesbiennes m'irrite un peu. Aiden est très touchant dans son rôle de l'homme blessé qui essaye de trouver une voie de sortie, et Paula reste mon personnage favori, sans doute celui qui a le plus évolué tout au long de la série. Je dirais donc que cet épisode était moins agréable que les précédents, mais toujours aussi prometteur et j'attend la suite avec impatience!
Episode 6 (diffusé le 7 septembre) : Carmen tente de s'excuser auprès de Spencer de son comportement violent mais celle-ci refuse de l'écouter. Carmen décide donc de quitter la ville. Alors que Madison et Aiden se rapprochent de façon inattendue, Ashley propose à Spencer de l'accompagner rencontrer un ami musicien qui l'encourage à se lancer dans la chanson. Mais ce dernier lui explique que si elle veut pouvoir tenter sa chance, il faut qu'elle fasse appel à Kyla, qui devient une starlette du net grâce à son site web. Chelsea a un grave accident de voiture et Spencer court la rejoindre à l'hopital.sture délicate. Spencer, ravie de sa journée familiale, décide de se réconcilier avec Ashley et s'offre à elle dès la fin de l'épisode...
Deux uniques mots : TROP FACILE! Cet épisode est totalement inintéréssant, car les intrigues sont trop faciles! Carmen est évincée en deux secondes de manière totalement iréaliste, et Ashley arrive comme une fleur derrière; on se demande l'interêt du couple Aiden-Madison et l'accident de Chelsea est d'une simpliité scénaristique comique. C'est la première fois que je suis autant déçue par un épisode. Alors que la série avait suffisament de matière pour ajouter un peu de piment aux relations, tout ce piment s'évapore d'un seul coup pour laisser place à des clichés monstrueusement désagréables. Espérons que la suite sera plus convaincante...
Episode 7 (diffusé le 14 septembre) : Spencer retrouve par hasard Patrick et accepte un ciné avec lui. Mais ce dernier se montre trop insistant et Spencer lui révèle qu'elle est gay. Aiden perd de plus en plus le contrôle de sa vie et désespère de trouver une issue, tandis qu'Ashley se ressaisie petit à petit et se rapproche de Spencer...
Après ma déception du sixième épisode, j'appréhendais un peu le visionnage de celui-ci, qui s'est révélé en fait assez agréable. Les intrigues redeviennent plus calmes et censées, le rythme effrené ralentit un peu et ça ne fait pas de mal. Je suis de plus en plus touchée par le personnage d'Aiden, et Ashley remonte un peu dans mon estime. Bonus : quelques scènes où apparait Paula, qui apporte tout de même une sacrée touche à la série (c'est pour moi de loin le personnage le plus complexe et le plus intéréssant). La scène entre elle et Spencer est très belle, pleine d'émotions à vif et de répliques très vraies. On sent toute la maturité de Spencer lorsqu'elle parle de son homosexualité, et la douleur qu'elles éprouvent. C'est ce genre de scène qui me font aimer la série...
Episode 8 (diffusé le 24 septembre/dispo sur internet dès le 17) : Spencer demande à sa mère de l'accompagner à la GayPride, mais Paula trouve un faux prétexte pour décliner la proposition, ce qui blesse sa fille. Aiden décide de se confier à Mr Carlin pour se soulager du poids qui lui pèse, et alors que Spencer et son père se rendent à la GayPride, Ashley arrive à persuader Paula de s'y rendre également.
Glenn, devenu garde du corps de Kyla, la délaisse un instant et cette dernière se retrouve en posture délicate. Spencer, ravie de sa journée familiale, décide de se réconcilier avec Ashley et s'offre à elle dès la fin de l'épisode...
La série retrouve les ingrédients qui me charment...des personnages touchants, qui ont gagnés en complexité et de beaux moments qui font sourire. Certains trouveront peut-être le retour de Spashley à la fin juste avant le hiatus trop "marketing", mais leurs retrouvailles se font en douceur et ça passe plutôt bien. A croire que l'épisode 6 n'était qu'une erreur de parcours, car la série reprend du peps, et il me tarde de voir la suite!!
12 août 2007
South Of Nowhere Saison 3
Temperature's Rising...
Le premier double episode de la saison 3 de South Of Nowhere a enfin été diffusé vendredi 10 août et les fans s'enflamment.
Je ne ferais pas une analyse complète, j'attend de voir toute la saison pour pouvoir faire un résumé et une critique digne de ce nom. En attendant vous avez quand même le droit à mes impressions rapides quant à ce premier épisode tant attendu. Attention spoilers.
Côté surprises, cet épisode n'apporte pas grand chose. Les spéculations en tout genre qu'on pu faire les fans collent assez bien au déroulement de l'intrigue. Pourtant, le charme opère et on reste scotché.
Les scénaristes et producteurs ont également montré qu'ils avaient été réceptifs aux plaintes et gérémiades des téléspectateurs qui en avaient marre des petits baisers furtifs entre Ashley et Spencer, et nous offre donc une scène d'intimité très intense entre les deux ados. Bon, n'éxagérons rien, ça reste The-N, donc pas de peau, pas d'impudeur mal placée...mais plus d'intensité dans les baisers, et ça ne fait pas de mal!
Beaucoup d'émotions pour ce premier épisode, les personnages sont mis à l'épreuve : la famille Carlin doit faire face à la mort tragique de Clay dans la fusillade, Glen apprend qu'il a été enregistré sur les listes de l'armée, Aiden échappe miraculeusement à la mort et décide d'y voir un signe pour profiter de la vie et retenter sa chance avec Ashley, cette dernière ne sait plus où donner de la tête et fait quelques très mauvais choix lorsque Spencer la rejette. La couleur est annonçée : cette troisième saison ne sera certainement pas ennuyeuse, et on trépigne déja d'impatience de voir la suite.
J'attendrais donc d'avoir vu toute la saison pour pouvoir donner mon avis plus en détail. Pour ceux qui ont eu la chance de voir également le premier épisode, vos commentaires et opinions sont les bienvenues!
Si vous souhaitez en savoir plus sur ce qu'il se passe dans la nouvelle saison, posez vos questions dans les commentaires également, je vous répondrais dans les meilleurs délais.
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Ne demandez pas où trouver les épisodes dans les commentaires! Aucun lien ou téléchargement de l'épisode ne sera proposé. Merci de votre compréhension.
09 août 2007
Degrassi : The Next Generation
Série canadienne
Avec Lauren Collins, Daniel Clark, Andrea Lewis...
Saisons à son actif : 7
Mon avis : Pas extraordinaire mais quelques moments très agréables
On connaissait déja la chaîne cablée pour ados The N pour son côté très gay-friendly. C'est grâce à elle qu'on avait eu droit à South Of Nowhere il y a trois ans, il était donc temps de se pencher sur son autre série culte, Degrassi, qui commençait également à tanguer côté contenu gay.
Degrassi The Next Generation est en fait la suite de Degrassi, série à la Dallas des années 80. Elle relate les histoires sentimentales de plus d'une dizaine de personnage différents, évoluant pratiquement tous en milieu lycéen. Je dirais donc : rien d'original ni de très novateur, et jusque là c'est même plutôt ennuyeux. Mais la saison 5 de la série lui redonnera un peu de valeur, tout du moins à mes yeux, car si je trouvais les intrigues globales tout à fait inintéréssantes, la naissance d'une relation amoureuse entre deux personnages jusque là hétéro a éveillé mon interêt.
Alors que la riche et populaire Paige et la jeune marginale Alex avaient eu jusque là un passé sentimental
très hétéro, les deux adolescentes se rapprochent sensiblement dans la cinquième saison, et finissent par s'embrasser un soir.
Ce qu'on peut dire, c'est que le spectateur ne s'y attend pas. Certes il a vu les deux jeunes femmes se rapprocher et s'apprécier, mais la tension sexuelle entre elles deux ne se ressent que lorsqu'elles réussissent à intégrer une soirée VIP et se mettent à danser collées-serrées. Pourtant des signes avant courreurs avaient pu éveiller les esprits, quelques scènes auparavant, Alex réagissait nerveusement quand on évoquait le mot "homosexualité" et se pressait de préciser qu'elle n'était pas gay bien que rien ne lui soit demandé. Malgré tout, on reste surpris, et même très agréablement, lorsqu'on se rend compte, quasiment en même temps que les personnages, de l'attraction naissant entre elles. Si Alex, bien que confuse, gère plutôt bien la situation; Paige panique et refuse de faire face à la réalité des choses. Et ce sera le cas pour quasiment deux saisons, où les jeunes femmes seront tout d'abbord ensemble, puis séparées, gravitant l'une autour de l'autre constamment. Car les hésitations de Paige ne sont pas le seul problème, ajoutez à ça la fierté d'Alex qui refuse d'être aidée malgré ses problèmes financiers et familiaux s'aggravant et son incapacité à réfléchir au futur.
Si leur histoire est tue pendant tout le début de la sixième saison de Degrassi, la seconde moitié de la saison leur est pratiquement entièrement consacrée. Alors que les deux ados avaient rompus dans la saison 5 suite à une grosse mésentente, Paige essaye de mettre au clair ses envies et désirs. Elle commence à ressortir avec des garçons, puis essaye de se rapprocher timidement d'Alex. Mais celle-ci la repousse, elle voit bien que Paige n'est pas encore sûre de ce qu'elle veut.
Parallèlement, les problèmes personnels d'Alex s'aggravent, et pour combler ses fins de mois difficiles, elle est obligée de travailler de nuit comme danseuse exotique. Alors que Paige décide enfin de s'assumer et de vivre pleinement ses sentiments pour Alex, sa petite amie lui cache ses activités nocturnes.
Quand Paige l'apprend, elle est complétement meurtrie et supplie Alex d'arrêter. Mais cette dernière sait qu'elle a besoin de ce travail pour aider sa mère...
J'avoue que très vite, je me suis intéréssée uniquement à l'intrigue Paige-Alex, zappant toutes les autres scènes pour suivre exclusivement leur histoire. Car si Degrassi The Next Generation est globalement une série qu'on pourrait juger banale et sans intêret, l'histoire P-Alex est bien la seule qui vaut la peine d'être regardée et fait passer de très agréables moments.
Elle met en avant deux jeunes filles qui découvrent leurs penchants gays en même temps que leurs
sentiments l'une envers l'autre, et deux façons de réagir vis à vis d'eux. Si Alex, bien que confuse, accepte immédiatement la situation et ne semble pas en faire un drame, Paige a la réaction totalement opposée, paniquant, avançant à reculons et déchirée entre ses émotions contraires (il fallait bien un peu de drame...). Si les scénaristes restent très pudiques quant à l'intimité des deux jeunes femmes (contrairement à South Of Nowhere qui dans la saison 2 faisait régulièrement des allusions quant à la sexualité des protagonistes), Degrassi montre beaucoup mieux la tendresse et l'affection physique entre Paige et Alex, en évitant les attitudes "copains-copines" de Spencer et Ashley (Cf. South Of Nowhere).
Je peux donc dire que Degrassi est une série à voir...uniquement pour son intrigue lesbienne. Le reste peut éventuelement vous plaire mais reste d'une banalité excessive et pastiche des situations émotionelles déja observées cent fois à la télévision. En revanche, les moments Paige-Alex sont plein de douceur et sont très agréables à regarder. J'attend donc la septième saison avec impatience pour pouvoir juger de la suite de leurs péripéties...
Lien : Le site anglophone AFTERELLEN.COM propose sur cette page-ci quelques extraits des meilleurs moments du couple --> Cliquez ici
Je n'ai en aucun cas diffusé ces vidéos, elles sont hébergées et proposées par le site Afterellen qui en assume donc la responsabilité.
16 juin 2007
Sugar Rush
Sugar Rush
Créée en 2005
Réalisée par Sean Grundy, Harry Bradbeer
Avec Olivia Hallinan, Leonora Crichlow, Sara Stewart...
Mon avis : rafraîchissant... à apprécier ou détester...selon votre sensibilité...
Alors que l'opinion commune charrie constamment les anglais pour leur dite-pudeur et réserve, on se rend pourtant compte que c'est eux qui nous offre quelques unes des séries les plus audacieuses.
Après Queer As Folk et Bad Girls, je me suis donc intéressée au phénomène Sugar Rush, série comportant deux saisons à son actif et une vingtaine d'épisodes de 20 minutes. ça vous rappelle South Of Nowhere? Bien que Sugar Rush ne s'en soit pas inspiré, on peut pourtant faire des parallèles intéréssants entre les deux shows. J'y reviendrais plus tard.
Kim, une jeune adolescente, quitte Londres pour s'installer en périphérie avec sa famille. Une famille pas tout à fait ordinaire, puisque chacun cumule les anomalies: Stella, la mère, ne pense égoistement qu'à satisfaire ses envies sexuelles avec de jeunes hommes et son époux Nathan ne se rend compte de rien. Le petit frère Matt rêve d'être un alien et passe son temps vêtu un costume de cosmonaute et Kim est obsédée par sa meilleure amie, Sugar.
Cette dernière est la bimbo par excellence, flirtant avec tous les garçons du lycée, ne se rendant pas compte de l'interet particulier que lui porte Kim.
Au fil des épisodes, Kim essaye de se rapprocher de Sugar, se résignant parfois, persévérant à d'autres. Comment réussira t elle à s'attirer les faveurs de son amie qui a pourtant l'air si hétéro?
En lisant ce résumé on s'attend donc à une série fort intéressante. Et sur plusieurs niveaux, elle l'est, en effet. Le feuilleton ne se base par sur des effets de réalisme, tout est fait pour qu'on sente un certain décallage burlesque avec la réalité, ne serait-ce que dans la présentation de ces personnages abracadabresques. L'originalité de la série vient ainsi de ces caricatures comiques, qui tentent de garder une certaine profondeur tout en jonglant avec la légéreté. De l'humour anglais en somme. La réalisation conserve une certaine fraîcheur dans la fréquence de ses zooms avant, une pratique peu courante qui donne du dynamisme à l'image. Enfin, relevons l'audace du concept de la série, remplaçer le rôle typique du jeune adolescent aux hormones bouillonantes par une jeune lesbienne amoureuse de sa meilleure amie.
Néanmoins je ne peux m'empêcher de me sentir un peu déçue. Les personnages sont en effet si caricaturés
que l'émotion a du mal à passer. A force de vouloir nous montrer qu'elle est une fiction, la série rate son coche pour nous émouvoir. De plus, le traitement de l'homosexualité reste aproximatif. Bien que ce soit un thème récurrent, les grandes questions sont pourtant baclées. Ainsi Kim semble affronter son attirance pour les femmes sans aucun problèmes et n'envisage apparement pas de le réveler autour d'elle. Les questions de la découverte et de la peur de soi, et également du coming-out ne sont pas abordées.
Soit, vous me direz qu'il faut aller de l'avant, et ne pas attendre d'une série gay qu'elle mette toujours en avant la difficulté de s'assumer. Ce serait donc un parti pri pour la série: afficher enfin une fille gay qui n'est pas en proie à l'hésitation et à la panique face à ses préférences. J'accepte, dans ce cas.
Mais je suis également déçue par l'absence de romantisme. Mon côté fleur-bleue exige souvent un peu de romance ou de sentiments dans une série, et Sugar Rush présente clairement les choses sous un angle quasiment exclusivement sexuel. Kim n'annonce t elle pas dès le pilote que son obsession pour Sugar se concentre principalement sur sa poitrine? Cette réplique revient ainsi régulièrement, il n'est nullement fait mention d'amour. Et même si l'on se doute que Kim a tout de même des sentiments pour son amie, elle n'en laisse rien paraître et ne nous parle que de pulsions sexuelles. Là encore, certains diront que c'est cette originalité qui fait tout le charme de la série. En effet elle soulève parfois des questions intéressantes (la façon dont Kim critique tout et tout le monde en les jugeant est remise en cause par Sugar, entre autres.)
Ainsi j'aurais maintenant tendance à vouloir faire un parallèle entre Sugar Rush et South Of Nowhere. Bien que les deux séries soient totalement indépendantes et ne s'inspirent nullement de l'une ou de l'autre, leur concept est le même: une dizaine d'épisode par saison d'une vingtaine de minutes (ce sont donc des séries à petit budget) mettant en scène une ado lesbienne attirée par sa nouvelle meilleure amie. Le rapprochement est donc facile à faire et je ne peux m'empecher d'y penser en regardant les épisodes de SR.
Compte tenu de ce que j'ai dit précédement, je peux donc affirmer que je préfère personnellement South Of Nowhere, qui certes, à une réalisation beaucoup plus appoximative, mais qui fait passer beaucoup mieux les émotions grâce à sa fraîcheur adepte du mimétisme. Mais comme toute série à petit budget, le manque de temps est cruel pour les deux shows, tous deux amputés d'une certaine profondeur qu'ils ne peuvent apporter: beaucoup de personnage sont à développer en peu de temps, les intrigues doivent donc être concises et ne pas s'éterniser, ce qui confère parfois cette sansation de frustration d'une intrigue résolue trop rapidement et facilement.
On pourrait donc conclure que Sugar Rush est une série ambigue. Si certains aiment toutes les petites caractèristiques que j'ai cité, c'est parce qu'elle se place ainsi en décalage avec les autres séries, mettant audacieusement en avant cette envie de tout caricaturiser et de tout tourner en dérision. Pour ma part, mais il ne s'agit que d'un avis personnel et modulable en fonction de chacun, je n'ai pas réussi à réelement accrocher à cette absence volontaire de réalisme. Les intrigues sont si décalées en effet que je n'arrive pas à y croire et à y prendre part (Kim envisageant naivement de droguer son amie aux somnifères pour la violer), les dialogues eux-mêmes me paraissent suréels,et même s'il s'agit d'un parti pri voulu, je n'arrive pas à l'apprécier.
Mais j'en viens à dire que cette série a la particularité de diviser justement le public. Certains détesteront, et d'autres apprécieront les mêmes détails que certains ont rejetés. Ainsi la série vous plaira ou ne vous plaira pas, selon que vous aimiez ou non ce type d'humour décalé et cette façon de traiter avec un semi-réalisme des émotions et actions de la vie courante en les exagérant. Enfin, ma critique n'est pas totalement négative puisque la saison 2 est selon moi bien plus distrayante car plus dynamique au niveau de l'intrigue. Entre toutes ses idées, je dirais tout de même qu'il s'agit d'une série à voir au moins une fois, ne serait-ce que par curiosité, et pour apprécier une nouvelle fois l'audace d'un personnage gay en tête d'affiche...
15 avril 2007
The L Word Saison 4
De Illene Chaiken
Avec: Laurel Holloman, Jennifer Beals, Mia Krishner...
Diffusée en 2007 aux USA
Mon avis: A voir!
Après une troisième saison riche en événements tragiques, les égéries glamour de L Word reviennent pour une quatrième saison tout juste diffusée aux USA. Premières constatations sur l'évolution de ce phénomène.
Comme à chaque nouvelle saison, plusieurs personnages disparaissent, de manière assez subite par ailleurs: de la même manière que Marina ou Mark avaient été évincés, c'est au tour de Carmen de quitter la bande. Si on regrette surtout la soudaineté de son départ: très vite, la jeune femme n'est même plus mentionnée, et tout comme pour Marina, personne ne semble trop se soucier de son sort.
Mais de nouvelles têtes font leurs apparitions petit à petit: Phyllis, la nouvelle patronne de Bette, une lesbienne refoulée derrière une vie de couple hétéro; Paige, une jeune mère célibataire qui rencontrera Shane dans des conditions très particulières; Papi, lesbienne de la Toile qui s'est fait connaître en dépassant le record de Shane et sa meilleure amie Tasha; et enfin, Jodie, une artiste sourde qui se révelera être un personnage très intéréssant. Ces nouveux personnages apportent un vent de fraîcheur, mais qui sont également impliqués dans des perspectives encore inexplorées par la série et qui permettent donc de soulever de nouvelles questions de société.
Quand aux héroïnes principales, chacune se remet petit à petit de la douloureuse année qui vient de
s'écouler: Shane se voit en charge de nouvelles très importantes responsabilités qui la feront beaucoup évoluer, Bette apprends à se reconstruire seule, Jenny goûte à sa nouvelle célébrité... et ses revers, Helena n'arrive pas à sans sortir sans son immense fortune, et Max affronte les difficultés de sa situation de transexuel. De nouvelles intrigues donc, plus légères et plus douces, mais toujours aussi croustillantes.
Il faut bien avouer que rien ne vaudra jamais les saisons 1 et 3, qui étaient à leur sommet. Cette impression reste fortement ancrés en nous lors des premiers épisodes de la nouvelle saison. En effet on commence par avoir du mal à lui trouver une unité narrative, et les personnages ont tous l'air de s'enfoncer dans une impasse sans solution. Mais cette sensation de semi-déception s'efface vite ds l'arrivée des nouveaux personnages, qui apparaissent un à un et relancent la série. Déja, ça fait toujours du bien de voir des nouvelles têtes, surtout si elles sont attachantes, et encore plus quand on réalise que chaque personnage apporte une touche supplémentaire inédite dans la série. On regrette seulement que certains d'entre eux ne soient pas assez développés: c'est le cas de Papi ou Tasha, qui, par manque de temps très certainement, ne sont pas assez explorées, bien que très caractérisées.
De manière générale, chaque personnage nous montre un nouvel aspect de sa personnalité, en continuité
avec les saisons précédentes. On ne cache ainsi pas que le personnage de Jenny, qui était très apprécié auparavant, devient très vite détestable; alors que d'autres personnages tels que Tina redeviennent largement appréciables. Des débuts de romance voient le jour (heureusement!) et redonne à la série son petit élan de romantisme de la saison 1 et qui s'était perdu en route. Certaines intrigues par contre (car tout n'est pas brillant non plus) se révèlent par contre déçevantes( notons la dérive de Helena, qui ne ressemble plus à rien) et qui contrastent quelques peu avec les intrigues bien ficelées et charmantes telles que celles des personnages Jodie, Tina ou Bette.
Les actrices sont une fois de plus irréprochables et donnent à leurs personnages une touche très attachante et personnelle. La réalisation reste impecable bien qu'on regrette la qualité de la bande son de la saison 2 qui respirait l'innovation et la création. Les intrigues sont volontairement plus légères et moins sombres: après une saison 3 marquée par la mort et la peine, la saison 4 prend pour parti pri de redevenir une série pétillante et fraîche mélant intrigues amoureuses et sulfureuses et côté réfléchi et provoc' (elle prend d'ailleurs plus ou moins position sur la guerre en Irak à travers le personnage de Tasha et les réactions des autres protagonistes vis à vis d'elle). Selon moi, cette saison n'est donc pas la meilleure que la série ait connue, mais elle reste agréable à suivre. Parfait pour des nuits blanches dvd!
Mais il faudra néanmoins être patients, car elle ne sera sûrement pas diffusée sur les chaînes françaises avant un an et demi voire deux ans. Prenez votre mal en patience!...
Bon, ça c'était pour la critique générale et sans spoilers. Mais certains commentaires m'ont donné envie de m'investir plus personellement(au passage, merci pour ces commentaires détaillés et engagés ça fait toujours très plaisir!). Donc voici le troisième axe:
Critique Personnelle Approfondie (attention, ici: spoilers)
Commençons par une analyse chronologique de tout mon ressenti le long de la saison. Comme
d'habitude, mon avis est personnel et est tout aussi valable qu'un autre (j'accepte les avis opposés!).
Les trois premiers épisodes de la saison, bien qu'ayant le mérite de réinstaller une ambiance plus calme et paisible, étaient pour moi assez décevants. Non pas qu'ils étaient mal réalisés, mais ils me semblaient plats, les personnages semblaient s'engager dans des impasses sans fin (on se rappelle du premier épisode ou Shane erraient dans les rues et sur la plage. En voyant ces scènes j'ai bien cru que le personnage s'enfonçait irrévocablement dans le mur.) Trois nouveaux personnages font leur apparition, et si Papi est assez sympathique, impossible de blairer Nadia (au physique vulgairement déplaisant et au cerveau taille pois chiche situé dans le pantalon) ou Phyllis (vieille, frustrée, clichée). Alors même si contente de retrouver mes personnages fétiches, les trois premiers épisodes n'étaient pas à la hauteur à mes yeux.
Il faut dire, (et là je me permet une petite parenthèse) que pour moi rien ne vallait la saison 3, qui, bien que très sombre je l'admet, donnait aux personnages une épaisseur qu'ils n'avaient pas encore tous acquise auparavant, et dont la réalisation me laissait béate. Je me remémore quand même quelques scènes grandioses comme la fin de l'épisode 3 (Moira seule sur une BO de Betty reste culte et annonce l'importance de ce personnage). La saison 4 s'annonçait donc déçevante au regard de sa précédente.
C'était sans compter les épisodes qui suivirent et ou faisaient leur apparition quelques nouveaux personnages très intéressant. Paige est attachante; Tasha apporte une touche nouvelle à la série, corosée d'une once politique puisque la série signe ainsi ses premières répliques sur la guerre en Irak; et également Jodie. Ainsi, et contrairement à certains internautes (mais c'est leur droit.), j'ai beaucoup apprécié le personnage de Jodie.
Son couple avec Bette est à la fois romantique (et on doit bien avouer que cela faisait longtemps qu'il n'avait plus été question d'amour heureux dans la série!), touchant et soulève un réel problème intérieur de communication entre les deux jeunes femmes. Mon côté fleur bleue ne peut s'empêcher de se sentir touchée par leur alchimie et leur relation naissante.
Encore un peu déçue de la façon dont les scénaristes se débarassent des anciens personnages: Lara et Carmen sont complétement oubliées, de la même façon que le furent Mark ou Marina, et personne ne semble se soucier de leur sort.
Ceci étant dit, les épisodes suivant me parurent plus intéressants à suivre. Le personnage de Tina redevient agréable (c'était quand même dommage de l'avoir "perdu" durant la saison 3) et elle est enfin de retour. Je me surprend même à l'imaginer de nouveau avec Bette, bien que son couple avec Jodie semble être bien partie. Voilà un dilemme qui semble intéressant pour Tina durant la cinquième saison, mais je pense que tomber dans un triangle Tina/Bette/Jodie ne serait que très décevant car ce serait du déja-vu pour le couple TiBette.
Jenny devient tout bonnement détestable alors que son personnage était auparavant attachant et assez
profond (surtout à partir de la fin de la seconde saison). Bette se relève enfin (je commençais à en avoir marre de sa mollesse de la saison 3), Max se relève intéréssant dans son conflit avec son propre corps et le regard des autres dessus...
Conclusion, je trouve évidemment que les personnages ont changés, parfois radicalement; mais de façon tout à fait logique à mes yeux. Si l'on regarde bien, même si leurs actes sont étonnament inattendus, ils restent dans la continuité de leur caractère: si Helena, d'habitude si modérée, se jette dans des manigances si suspectes, ce n'est que par soif de luxe et désir de retrouver sa vie de riche (qui cela étonne t il venant d'elle?). Le personnage de Jenny devient une artiste insupportable et capricieuse, mais on se rappelle qu'elle était déja plus ou moins comme cela auparavant (refusant de le laisser lire à Tim dans la saison 1, se victimisant sans cesse, claquant la porte au nez de son éditrice qui osait critiquer son roman...) donc là encore, pas de surprise. Shane s'assagit, mais on avait déja commencé à repérer cette évolution dans sa relation avec Carmen, et il était logique que la fin de cette relation annonce un tournant pour elle. Tina change encore une fois de bord, mais elle n'avait en fait fait que se chercher, et on sentait bien dans la saison 2 que même séparées, elle et Bette restaient intimement liées. Je reste donc convaincue que les personnages ont été fidèles à eux mêmes malgrè certains actes surprenants, et les scénaristes ont très bien assurés la continuité entre les saisons.
Côté sexe, on remarque que la série se calme un peu (très peu), mais cela ne fait pas de mal (rien de pire
que du sexe gratuit sans signification...). Côté bande son, elle n'est pas déplaisante mais pas très originale non plus (à mes yeux le principal atout de la saison 2 était sa Bo délicieuse créee sur mesure par Ezgirl...). Les scénarios, assurés pour la plupart par I. Chaiken et parfois par Rose Troche restent très bons comme d'habitude, avec de bonnes répliques cinglantes et mémorables. La réalisation est parfois très très intéréssante (cet épisode commençant par une suite d'appels téléphoniques...). Des intrigues parfois touchantes, tantôt drôles ou sexy, toujours intéréssantes.
Par contre, un bémol important: la fin de la saison...sans réelle conclusion. Rappelons nous que dans le mécanisme normal d'une série tv, le dernier épisode se termine toujours par une petite conclusion de chaque personnage, et The L Word avait suivi ce principe pour ses premières saisons (saison 1: Alice embrassant Dana, Jenny face à son dilemme, Bette et Tina se séparant, Shane regardant la vitrine symbolique de son salon...; la saison 2 avec la naissance du bébé réunissant tous les personnages; la saison 3 avec l'annulation du mariage, le "déshéritage" d'Helena, l'annonce d'une complication entre Lara et Alice et l'enlévement d'Angelica)...Pourtant la saison 4 s'achève dans le flou! A part la conclusion (émouvante, j'avoue) entre Jodie et Bette, le triste plan de Tasha et Alice, plusieurs personnages n'ont pas de réelle conclusion: qu'en est il de Max, Tina, Kit?? Surprenant donc, pour une fin de série, mais je garde une impression positive. La tête encore une fois dans les nuages, et trépignant déja pour la saison prochaine, The L Word réussit à mes yeux encore son coup: malgrè une saison moins excellente que les précédentes, elle laisse un petit goût doux dans la bouche, et une sensation de légéreté. Une série qui, dans ces sommets comme dans ses coups de mous, arrive toujours à m'aider à m'évader et à me sentir contente d'être lesbienne...
Photos provenant du site: Thelwordonline.com
16 février 2007
Hex: La Malédiction
- Hex La Malédiction
- De Brian Grant
- Diffusée en 2004
- Avec Christina Cole, Jemina Rooper, Michael Fassbender
- Mon avis: A éviter
Cassie est une jeune étudiante plutôt introvertie. Marginalisée par les autres élèves, elle s'intérèsse timidement à Troy, qui la dénigre et ne lui prête aucune attention; et son unique amie, Thelma, une jeune rockeuse ouvertement lesbienne, est aussi rejetée.
Un jour, Cassie découvre une vieille urne poussièreuse et la rammène chez elle. Mais cette urne en
apparence banale se révèle plutôt inquiètante et lui inspire d'étranges visions. La jeune femme découvre alors qu'elle possède certains pouvoirs inexpliqués. La découverte de ces pouvoirs et la rencontre du mystèrieux Azazeal sera pour elle une véritable descente aux enfers.
La première très courte saison de la série ne se compose que de 5 épisodes mais est vite suivie d'une seconde saison.
Personnelement j'ai été très déçue par ce feuilleton. Alors que les premiers dialogues laissaient envisager quelques instants agréables, la suite s'annonce très vite déçevante.
Les intrigues sont totalement tirées par les cheveux et la plupart ne sont pas expliquées au spectateur qui doit tout deviner. C'est à lui de comprendre péniblement que Thelma est devenu un fantôme à travers quelques répliques, ou que Cassie n'est plus possédée par les démons, et ça en devient vite fatiguant.
Seul point positif, l'angle inhabituel sous lequel est abordé l'amitié-amoureuse entre Cassie et Thelma.
En effet, Cassie sait bien que sa meilleure amie ressent bien plus que de l'amitié pour elle, et que ce n'est certainement pas réciproque à ce degrè là. Pourtant, elle continue de se mettre dans des situations plus qu'ambigues. Cet aspect relationnel des gays n'avait pas encore été abordé au cinéma ou à la télé sous cet angle et mérite d'être souligné, mais malheureusement, ne dure que durant le pilote; Thelma devenant par la suite un fantôme encombrant pour Cassie, qu'on ne voit qu'en train de manger à longueur de journée et d'encaisser tous les coups en gémissant faiblement. Une image pas très positive dirons nous donc...
Un bilan plutôt négatif donc, pour une série au scénario pas clair et inexpliqué, dont le jeu des acteurs n'est pas spécialement bon et aux intrigues si tordues et exagérées qu'elles en deviennent ridicules. Mais là encore il ne s'agit que de mon point de vue...
25 décembre 2006
South Of Nowhere Saison 2
- South Of Nowhere
- Saison 2

- Diffusée entre mi-septembre et mi-décembre 2006 aux USA sur The-N
- De T. W. Lynch
- Avec Mandy Musgrave, Gabrielle Christian, Matt Cohen, Chris Hunter...
Mon avis: Incontournable-->Un Must See
Il y a plus d'un an, la série South Of Nowhere faisait une entrée discrète sur la chaîne pour ados The-N et ECRANS MAUVES en parlait en avant-première avec enthousiasme. Première série destinée aux ados comportant deux personnages centraux homosexuels, la série, malgrè son manque flagrant de moyens, s'est vite fait remarquée par les critiques.
En Septembre dernier, a débuté la très attendue seconde saison, et nous constatons une progression énorme. Tout d'abord au niveau réalisation: fini les petits zooms amateurs et inutiles, les cadres sont plus perfectionnés. La majorité du temps, la réalisation n'utilise pas de pied, et la caméra portée confère ainsi à l'image un côté plus vivant. On salut également la réalisation sympa de l'épisode 11, qui se veut assez originale et dépassant les simples champs/contre-champs barbants habituels.
Ensuite, l'intrigue se corse. Une attention particulière est portée aux personnages secondaires un peu délaissés dans la saison 1. Les péripéties sont plus nombreuses et surtout plus sombres : tout commence dès le premier épisode où la mort d'un personnage (très) secondaire peine énormément l'un des personnages principaux. Le ton est donné, désormais la série se tourne vers des horizons ombrageux. Glenn devient accro aux calmants, Spencer tente de faire son coming-out mais les choses ne se passent pas comme prévu, Aiden est tiraillé entre Ashley et l'arrivée d'un nouveau personnage important, Clay et Chelsy se trouvent confrontés à une difficulté de taille et la saison s'achève en apothéose sur un événement dramatique qui laisse suggérer la mort d'un des personnages principaux. Et comme toujours, les événements restent d'une fraîcheur et d'un réalisme surprenant. Mimant parfaitement certaines tranches de vie de la réalité, la série garde ainsi tout son charme initial malgrè le poids des lourds événements.
Mettons ainsi l'accent sur l'événement majeur de la saison, qui est l'évolution de la relation Ashley-Spencer.
La série garde toute la pudeur de la première saison : les baisers enter les deux protagonistes sont rares, et la sexualité entre elles, bien que parfois abordée, n'est jamais montrée. Cette extrême pudeur est avant tout un parti-pri de la réalisation-production, mais c'est aussi une contrainte imposée par la chaîne de diffusion : n'oublions pas que la série est diffusée sur une chaîne pour ados et pré-ados à des chrénaux importants. Leur relation est montrée sous ses différentes facettes : la découverte de l'autre, la naissance de la complicité, la jalousie...
Si tout d'abord elles se cachent et n'en souffrent pas, la situation devient vite pénible, en particulier pour Ashley qui est impatiente du coming-out de Spencer. La saison consacre ainsi tout un axe sur la peur de la révélation, ses doutes et ses conséquences. Spencer décide donc de se préparer psychologiquement à l'annonce de sa relation avec Ashley, mais tout ne se passe pas comme prévu et la mère de Spencer, Paula, l'apprend de façon brusque. Comme on pouvait s'y attendre maman-catho réagit des plus violement. La réaction des deux parents dans les épisodes 7, 8 et 9 est ainsi très importante car très vraie et révélatrice de ce genre de situation. Ainsi il ne faut pas faire de Paula la méchante sorcière de l'histoire qui n'est là que pour faire du mal, mais l'envisager comme un personnage qui a été élevé dans un milieu très stricte, religieux et intolérant, et qui tout d'un coup voit toutes ses valeurs remises en question par sa propre fille et qui s'en trouve dévastée et qui pense bien faire. Le père, Arthur, est aussi un personnage intéréssant. Bien qu'il ne soit pas touché par la folie homophobe de sa femme, et qu'il tente de rassurer Spencer, on comprend bien que l'homosexualité de sa fille le peine lui aussi. Peut être a-t-il conscience des difficultés qu'elle rencontrera, toujours est il que bien qu'il soit plus concilliant et tolérant, il est également touché. Paula quant à elle est aussi humanisée, ses efforts d'acceptation sont mis en avant. Ainsi la série ne tombe pas dans le cliché classique du gentil père et de la méchante mère.
Ce coming-out est l'occasion de remettre en scène un thème important de la première saison, qui est l'homophobie. Elle s'incarne dans la peau de Glenn et Paula, mais est cette fois-ci plus contrastée et moins manichéenne.
Enfin, d'autres intrigues sont mises en avant et touchent plus ou moins les personnages centraux : la dépendance à des substances illicites (Glenn), la difficulté de tourner la page des relations passées (Aiden et Ashley), la sexualité dans une relation amoureuse (Kayla et Aiden) ou encore un thème qui revient très souvent : celui de la famille. Abordé au sein des Carlin qui tentent de se reconstruire après les différents événements, mais aussi chez Ashley. Alors que la saison 1 mettait en avant son manque de repères familiaux, elle est désormais perturbée par la perte d'un membre proche mais aussi l'arrivée imprévue d'un nouveau membre qui vient chambouler ses habitudes.
Vous l'aurez compris, cette saison est beaucoup plus intense que la précédente! Les
événements s'enchaînent rapidement et la palpitation de l'attente entre chaque épisode est toujours plus forte. Le jeu des acteurs reste fin et réaliste, les intrigues se corsent tout en gardant le charme de la série, et cette dernière s'achève de manière mystérieuse et troublante. Il faudra attendre un an pour connaître le nom de la victime de ce terrible drame, et pour en savoir les conséquences sur le reste du groupe...
Une réussite!
Résumés des aventures du couple Ashley-Spencer Saison 2 Attention Spoilers!
Episode 1/2 : Spencer et Ashley sont enfin ensemble, après plus de six mois d'hésitation. Mais leur petite bulle de bonheur est fissurée par la mort subite du père d'Ashley et l'arrivée de sa demi-soeur insoupçonnée, Kayla...
Episode 3 : Ashley se remet péniblement du décès de son père et rejette Kayla. Spencer est préoccupée par le journaliste de VH1 venu faire interviewer les filles Davis, et qui a filmé le couple s'embrassant. Elle récupère finalement la fameuse cassette mais a du mal à réconforter Ashley...
Episode 4 : Ashley fait pression sur Spencer pour qu'elle sorte du placard mais celle-ci prend peur. Elle ne se sent pas encore tout à fait prête, de plus elle est persuadée que sa petite amie a encore des sentiments pour Aiden. Finalement Ash finit par accepter d'attendre que Spencer soit prête.
Episode 5 : Spencer se trouve au milieu d'une aggression homophobe, ce qui effraie sa m
ère (qui est, rappelons le, catho homophobe).
Episode 6 : L'ex-meilleure amie de Spencer vient lui rendre visite et Ash découvre une facette très superficielle de la personnalité de Spencer qu'elle ignorait. Cette dernière devra se rendre à l'évidence : elle a changée et ce genre d'amitiés ne lui convient plus...
Episode 7 : Spencer envisage sérieusement le coming-out. Elle se prépare à l'annoncer quand sa mère la
surprend avec Ashley et réagit violemment...
Episode 8 : La mère de Spencer jette Ashley dehors, furax, et les empêche de se voir. Elle présente sa fille à un spécialiste du "retour vers l'hétérosexualité", mais son père n'est pas d'accord. Il est touché par l'homosexualité de sa fille mais tente de l'accepter. Finalement, Spencer s'enfuit en voiture avec Ashley...
Episode 9 : Pour fuir les difficultés, Ashley et Spencer ont fugués ensemble. Mais cette escapade solitaire devient vite plus dangereuse...
Episode 10 : Paula fait des efforts pour accepter la relation de sa fille avec Ashley. Mais cette dernière trouve que son comportement sonne faux.
Episode 11 : Spencer et Ashley n'ont jamais été aussi complices et heureuses. Pourtant, quand par hasard Spencer tombe sur une ancienne cassette vidéo filmée à l'époque où Ash sortait avec Aiden, il semble qu'elle était bien plus épanouie à l'époque...
Episode 12 : Spencer panique devant la complicité d' Ashley et d' Aiden. Elle demande à ce dernier de faire un pas en arrière pour préserver sa relation avec Ash.
Episode 13 : C'est le bal de promo, jour important pour les lycéens. Ashley invite Spencer au bal. Aiden
réalise qu'il est toujours amoureux d'Ashley et celle-ci se retrouve dans une position délicate. Spencer s'en rend compte et une dispute décisive débute lorsqu'un drame inattendu se produit...
Saison 3 à venir dans un an à peu près...
25 octobre 2006
The L Word Saison 3
The L Word - Crée par Illene Chaiken
- Avec Jennifer Beals, Laurel Holloman, Katherine Moennig, Sarah Shahi...
- Diffusée en 2006 aux USA, pas encore diffusée en France
Mon avis: Incontournable
J'avais écrit une première critique sur cette saison ci, que je vais refaire entièrement car le contexte de broyage de noir dans lequel j'étais mis à part, mon esprit s'en trouve plus lucide et à même de juger honnêtement de la qualité de cette saison.
Alors que la saison 2 était innovante sur tous les plans (intrigues passionantes, Bande son travaillée et répliques cultes), il était difficile de faire mieux, et pourtant...
Souvenez vous de la fin de la deuxième saison: Tina donnait naissance à sa petite fille Angelica, Jenny acceptait l'aide de Shane, cette dernière venait tout juste de conclure enfin avec Carmen, et on sentait qu'il y avait de l'eau dans le gaz entre Dana et Alice.
Eh bien la saison 3 débute six mois plus tard, et beaucoup de choses ont changées : Dana a quitté Alice et cette dernière vascille complétement, Jenny est partie dans un petit village pour se ressourcer auprès de ses parents bigots, le couple Bette et Tina n'est pas totalement remis sur pieds et Carmen et Shane entament une vraie relation stable. Quant à Mark, la figure masculine de la série, il a disparu sans aucune explication.
Ainsi de nouveaux personnages font leurs apparitions : Angus, babysitter d'Angelica qui n'est pas insensible au charme de Kit; Moira, une amie de Jenny qui n'aspire qu'à devenir un homme et Billie, nouveau manager du Planet un peu "queer".
Vous l'aurez compris, cette année, The L Word a décidé de diversifier ses personnages: en insérant un homo effeminé et une aspirante transgenre, elle tente ainsi de toucher plus de monde et de se décoller (très légérement) de son étiquette glam-lesbo.
Des personnages du passé réapparaissent, certains très briévement et d'autres de façon plus régulière: le personnage de Lara réapparait et prend de l'importance, Tim fera une apparition rapide et dérangeante en fin de saison et nous verrons également Tonya et Cherie Jaffe, dont l'arrivée ne sera pas sans conséquences...
Derrière la caméra, un peu de changements. On note que Ilenne Chaiken a quasiment écrit tous les
épisodes, et la charmante Guinevere Turner n'a ainsi pas été sollicitée pour l'écriture de scénarios (dommage!). Quelques épisodes sont réalisés par Angela Robinson, qui avait déja travaillé sur la saison 2 mais également Kimberly Pierce (fameuse réalisatrice du film "Boys Don't cry"). Une équipe efficace donc.
On note aussi un casting tout aussi fabuleux dont la justesse et la finesse de jeu rend la série particulièrement attachante et des enchainements de répliques parfois amusants et bien trouvés. Toutes les actrices jouent exceptionnellement bien, si bien qu'on n'arrive pas à avoir de préférence pour l'une ou pour l'autre.
Maintenant côté intrigues: la série prend un énorme virage par rapport à ses deux prédécesseuses. Fini l'amour heureux des années précédentes; dans cette saison-ci, il serait juste de dire que rien ne survit. On ne retrouve plus la passion et le piment si chers à cette série.
Ainsi, tous les couples auxquels nous étions attachés se disloquent, et la série perd alors une bonne partie de son charme.
Mais notons tout de même quelques bonnes péripéties: le personnage de Moira se révèle particulièrement intéréssant et soulève la question transexuelle, qui n'a jamais été abordée auparavant dans la série; la transformation étonnante d'Helena Peabody, qui fait ressortir son côté vulnérable, principalement quant elle rencontre une certaine Dylan...
Et puis évidemment, l'intrigue qui est sûrement la plus émouvante de toute la série: la chute et la mort de l'un des personnages principaux, atteint d'un cancer.
Vous l'aurez compris, la saison 3 est une saison de perte d'espoir. Chacun tente de retrouver un sens a sa vie et la plupart y échoueront.
Le traitement des personnages est incroyablement bien travaillé, on est frappés par l'antagonisme Jenny/Moira (alors Jenny veut marquer et affirmer sa différence, Moira n'aspire qu'à être "comme tout le monde"), les rapports entre les personnages sont plus recherchés et approfondis.
Néanmoins cette saison trois, bien que réalisée à la perfection, a crée des réactions mitigées chez les fans.
Si certains ont été séduits par sa finesse et ses répliques cultes; d'autres ont été dérangés et rebutés par le côté résolument sombre de cette troisième saison ( à ne pas regarder en pleine déprime^^), a laquelle on peut tout de même reprocher une chose : une bande son bien moins soignée que celle de la saison deux. On ne peut pas gagner sur tous les plans...
La saison 3 de L Word ne sera pas diffusée en France avant environ un an.
Les photos de cette article proviennent du site anglophone: Thelwordonline.com
















